comprendre le marché de l’art

 

 

Acheter de l’art concrétise notre passion, mais comme l’effort financier est important nous avons deux arrières-pensées en passant à l’acte :
1° la valeur patrimoniale de l’acquisition et sa pérennité
2° le bien fondé d’investir en art par rapport aux autres marchés

 

 

les marchés de l’art :

 
  • luxe, art, volupté et adrénaline
  • comment a évolué le marché sur 20 ans ?
  • la structure du marché de l’art, évolution structure du marché de l’art

 

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luxe, art, volupté... et adrénaline

L’art suit-il les mêmes lois que le luxe, et si oui comment se comporte-t-il ?

 

En art il y a trois étages, comme dans la mode où il y a haute couture, prêt-à-porter haut de gamme, grande distribution : les habitudes diffèrent même si le premier sert de locomotive aux autres. Selon les sociologues, la consommation de luxe et celle d’art se confondent pour un prix d’entrée déjà de 2’000 € [étude Arprice 2003] ; bien que le luxe procède par réduction sélective d’objets industriels et qu’une oeuvre d’art soit une pièce unique qui parfois se multiplie, les deux démarches bien qu’antagonistes se rejoignent.

"L’art est ce qui reste quand la religion a disparu" disait Malraux, donnant aux oeuvres d’art la mission d’élévation intellectuelle que la religion perd ; l’art deviendrait le super luxe d’une élite fortunée s’imaginant intellectuellement supérieure. A notre époque hyper médiatisée, les acteurs de l’art ont véhiculé cette image et intégrer cette catégorie aura été une motivation de tous, concrétisable par l’acte d’achat.

 

nos sources :
- pour le 1er marché : les documents de presse [cités], les éléments économétriques de Artprice.com (n°1 mondial des données économiques d’art, avec qui Almanart a collaboré pour le Hors Série "économie de l’art" de Gestion de Fortune oct 2008- jvr 2009)
- pour le 2ème marché : le CPGA (Comité des Galeries d’Art), les interviews par Almanart de personnalités représentatives, la documentation privée de Almanart

 

 

Mais depuis fin 2007 la crise financière qui a tourné en crise économique a contrecarré ces codes.

Qu’en est-il actuellement en mi-2010 :
 - enfin de crise on est revenu au marché de 2005
 - en fin 2010 le marché est reparti doucement pour s’établir autour des indices de 2007.

 

Pour l’art, la bulle est donc crevée "définitivement", c’est-à-dire jusqu’à la prochaine crise...

En qualité par contre, bien des choses ont changé.

 


Indice des cotes sur le marché mondial des enchères, après la crise, en mi-2010
(courtoisie Artprice.com) .... clic=zoom

 

sur 20 ans, l’art aura-t-il été une affaire ?

Analyser le passé est porteur de leçons : que disent les chiffres de 20 ans de marché de l’art moderne et contemporain ?

 

> le crack de 1990 a provoqué une chute de 40% jusqu’en 1992, selon l’indice global mondial de l’art contemporain ArtPrice...

> ... suivie d’une stagnation de 10 ans entre 1993 et 2003 ;

> puis l’indice décolle en 2003 avec une pente continue de 15% par an jusqu’en 2006 ; constat : c’est la même progression que la bourse (16%/an en moyenne) ; doubler sa mise en 5 ans titrait L’Art d’Aujourd’hui en juin 2003…

> il y a hystérie dès la fin 2006 jusqu’en juin-2008 où des records ont été encore battus, l’engouement était devenu général, belle annonce de la bulle...

> qui a éclaté en fin 2008 où, dès septembre 2008 l’indice Artprice a commencé à fléchir de l’ordre de 15%, puis continue au début 2009


Indice des cotes sur le marché mondial des enchères, juste avant la crise de 2008 : la bulle était clairement annoncée
(courtoisie Artprice.com) .... clic=zoom

 

conclusion :

> d’une manière générale les petites crises boursières et pétrolières n’entament que relativement la sérénité des acteurs du haut du luxe et de l’art ; si de petites dépressions viennent compenser les velléités de hausse (exemples : celle entre 97-98 répond à la crise asiatique et celle de 2001-02 à l’éclatement de la bulle internet) elles sont lissées par le caractère international du marché
> en temps normal à long terme et pris globalement : le marché de l’art n’est d’un rapport ni inférieur ni supérieur aux valeurs d’investissement traditionnelles bourse, immobilier, matières
> en temps de crise comme actuellement, l’art est aussi touché, mais en retard
> dans tous les cas l’art présente avec l’immobilier cet immense avantage : vivre tous les jours au sein même de son investissement ! Essayez donc de vivre dans votre coffre bancaire, plein ou vide...

 

 

mais quels sont les marchés de l’art ?

 

"premier" et "second" marchés, qu’est-ce ?

> le premier marché est celui de la première vente d’une oeuvre, généralement faite par l’artiste lui-même, ou par une galerie (environ 50% des premières ventes en 2006), ou bien un marchand d’art ; toute vente d’une oeuvre commence par là, bien sûr celles des jeunes artistes
> le second marché est celui des reventes, dont la grande majorité est faite en salles de vente aux enchères (SVV), mais pas toutes : des rachats et reventes sont faites de gré à gré, beaucoup entre professionnels. Toutefois on ne dispose de statistiques suivies que pour les ventes aux enchères, par obligation publique.

 

quelle segmentation du marché et pour qui ?

 

Schématiquement trois segments cohabitent qui diffèrent par leurs prix, leurs acteurs et leurs comportements (ci-après).

Attention : ces chiffres ne sont basées que sur le second marché, faute de statistiques pour le 1er marché.

Cette figure montre une absence de relation entre ces segments : la moyenne gamme se comporte comme un portefeuille "de père de famille" (sûr et lent) tandis que le haut de gamme comme très spéculatif, plus sensible à la bulle internet comme à celle des subprimes puis de la crise économique.
Ainsi en 2010 le haut de gamme après ses montagnes russes est revenu aux mêmes valeurs qu’en 2006, tandis que les autres sont restées assez stables, avec juste un léger replis entre 2008 et 2009.

 


Indice différencié des cotes sur le marché mondial des enchères, jusqu’en fin 2008
(courtoisie Artprice.com)

 

le segment des collectionneurs aisés :

 

Ce marché se situe par définition dans la gamme intermédiaire de 5000 à 50000€, coeur du marché des artistes cotés ; avec cette remarque : la crise économique tendrait à placer cette gamme plutôt entre 3000 à 30000€...

 

Ainsi ce segment intermédiaire vous concerne-t-il en premier lieu, vous lecteurs d’Almanart ; d’ailleurs il est majoritaire en volume de transactions : c’est le segment majeur en France, où le haut de gamme est plus rare.

 

 

segmentation du marché de l’art
(courtoisie Artprice.com)

 

 

Qui êtes-vous ?

 

vous êtes souvent un jeune CSP+ (cadre supérieur ou profession libérale) à bon potentiel ; contrairement à vos aînés, vous êtes tourné vers le futur, vous vous entourez de mobilier design et d’oeuvres de qualité ; en marketing votre comportement en art est assimilé au luxe (mais si, car lui aussi se démocratise !). Vous faites deux types d’achats : un ou deux exceptionnels dans l’année, et parfois un effort particulier pour une oeuvre de haute qualité par une signature connue, dont vous êtes particulièrement fier, et avez bien raison de l’être !

Et là encore, la crise vous aura appris à vous intéresser parfois au marché dit "abordable"...

 

Vous y êtes un amateur aisé mais pas véritablement fortuné ; pour vous un achat est une question de passion et d’amour, mais pas d’amour sans prix : restent en arrière-pensée les notions de patrimoine, de devoir revendre ou l’idée de faire un bon coup en revendant ; votre achat plaisir est sous-tendu de questions : est-ce un bon investissement, une valeur pérenne, un espoir de plus value, un bien à transmettre ?

 
> vérifiez les cotes des artistes que vous convoitez :

ça ne coûte que quelques Euros

 

 

le segment "abordable" :

"l’art abordable" ou "accessible" est l’entrée au marché à moins de 5000€ l’oeuvre ; il vous propose des oeuvres originales de jeunes artistes en devenir, peu ou pas cotés, ou des multiples originaux d’artistes cotés (nous écartons ici les multiples à grand tirage).
Dans ce créneau vous êtes des amateurs occasionnels qui n’ont pas forcément l’art plastique comme seule passion, ou vous débutez prudement une collection, vous êtes souvent jeune et hors du cercle fermé des collectionneurs spécialisés ; vos achats sont beaucoup effectués sur le 1er marché.
Un risque apparaît : qu’en bas, cette gamme devienne une foire aux objets dérivés car certaines stars n’hésitent pas à inonder les boutiques, galeries, musées, internet et même enchères par de grands tirages parfois même pas signés (comme Murakami par exemple) : méfiez-vous, le tee-shirt d’artiste n’est pas loin... Sachez que la valorisation d’une oeuvre multiple est faible ou nulle, et rappelez-vous que les tirages photos sont des multiples...

 

 
.

 

le segment des VIP :

au dessus de 50’000€, vous êtes moins de 1/1000 des collectionneurs ; c’est le domaine des 500 artistes mondiaux de la liste Christie’s, celui des grandes galeries internationales et des enchères record. Ici les prix apparaissent sans limite et le marché se scinde schématiquement entre vrais collectionneurs chevronnés et spéculateurs non amateurs d’art : " il suffit de consulter une sélection d’allers-retours pour voir à quel point l’oeuvre d’art peut séduire en tant qu’actif spéculatif " [Agence Art Market Insight, janvier 2008].

 

  Mais ce monde est une locomotive pour l’art comme pour l’économie, sauf pour la France que les riches collectionneurs fuient... Il est infuencé par les marchés d’investissement car l’art en est un parmi les autres ; il n’est pas exempt du blanchiment (peu en France où le paiement en espèces est interdit au delà de 3000€).
Y parle-t-on encore d’art ? "d’une certaine manière, dans la lutte que la fin du XXè siècle a instauré entre l’art et l’argent, c’est l’argent qui a gagné" note Judith Benhamou-Huet [Les Echos 20 juin 2008], précisant que "Bâle est devenu un marché mondialisé où les artistes connus distribuent leurs oeuvres aux galeries en fonction de leur intérêt" [Les Echos 14 juin 2008]
  Attention !
La presse trop complaisante et parfois influencée par des marchands intéressés a le tort de beaucoup trop mettre ce marché en exergue, nous rabattant les oreilles de records qui faussent les idées sur les réalités du marché.
Rappelez-vous (figure ci-dessus) que ce segment est découplé des autres.

 

Qui, dans ce segment ?
> des pipoles motivés par l’image de l’art qui véhicule respectabilité et culture, notamment chez les nouveaux milliardaires des pays émergeants (mais c’est aussi une façon de progresser en culture)
> des purs spéculateurs car la libre circulation internationale participe à la décision : les tableaux sont des objets transportables non prohibés, négociables dans les meilleures conditions dans le monde entier au gré des taux de change et des taxes ; pour eux l’art est en concurrence avec le cours du dollar, la bourse ou le marché immobilier ; ils sont volontiers anglo-saxons et asiatiques car en Chine l’art est d’abord un business (Yan Pei Ming, célèbre artiste installé en France, disait déjà en 2006 : "les acheteurs n’y sont intéressés que par l’argent, rare d’y rencontrer un collectionneur"[Les Echos 17/06/06]) ; certains artistes forcent le jeu au sein de véritables usines d’art, mais il y a aussi de vrais artistes en Chine, l’exposition l’été 2008 au musée Maillol l’a bien montré
> des collectionneurs passionnés et érudits, dont beaucoup de français, qui font don d’oeuvres, sont mécènes , ouvrent des espaces (Claude Berry à Paris, Arthur de Garay à Berlin…) et des musées (Yvon Lambert à Avignon, François Pinault à Venise…) : ce sont, eux, les locomotives.

 

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Vous êtes amateur, collectionneur ?
Almanart peut vous guider et vous aider :
voyez nos services !
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informations sous toutes réserves

 



Où sont les quartiers d'art ?

visites d’ateliers chez Carré d’artistes

les 30 Mai et 1er Juin pour les membres du Club ; qui est Carré d’artistes ?

quand, où ?


c’est la Fête de la peinture dans l’Eure !

dimanche 2 juin, sur 150 lieux : ateliers, fresques, démos, expos, portes ouvertes....

en savoir plus - programme


tableaux de Petits Maîtres

... en vente chez les Atamanes, et des multiples de Grands Maîtres

qui sont les Atamanes ?


 le "Juin d’Art Saint-Germain-des-Prés" :

la fête de ses 100 galeries d’art moderne, contemporain, tribal et design

jeudi 23 mai + ouvert dimanche 26 !


6 jours de Designer’s Days

le jeu de piste du design français et international à Paris

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des services personnalisés pour les artistes et pour les collectionneurs !

 

(Paul Klee, artiste)
l’art doit rendre visible l’invisible

 

(Boris Vian, écrivain)
"Je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j’aime et je trouve ça amplement suffisant"

 

(Martin Berthenod, conservateur)
dire que tout est bon dans l’art contemporain serait aussi bête et naïf que dire que tout y est mauvais

 

(Daniel Buren, artiste)
si le public pense que ceci n’est pas une oeuvre d’art (de moi), alors je peux même être d’accord

 

(Peter Knapp, peintre et photographe)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Jean-Luc Godard, cinéaste)
la culture c’est la règle, l’art c’est l’exception

 

(Tom Newman, artiste)
l’art contemporain est à notre époque ce qu’était le rock’n’roll aux années 60

 

(Serge Poliakoff, artiste)
100 Mona Lisa valent mieux qu’une Andy Warhol

 

(Marc et Josée Gensollen, collectionneurs)
Duchamp a changé notre regard, a consolidé notre conviction : c’est l’idée qui compte

 

(Pablo Picasso, artiste)
dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment le rester en grandissant

 

(Pierre Reverdy, poète surréaliste)
on pourrait découvrir quelques rapports cachés entre l’art et la lâcheté, une certaine déviation d’avidités plus naturelles

 

(André Malraux, écrivain)
l’art est un anti-destin

 

(Friedrich Nietzsche, philosophe)
nous avons l’art afin de ne pas périr de la vérité

 

(Henri Matisse, artiste)
je crois en Dieu quand je travaille

 

(Jean-Marie Le Clèzio, écrivain)
on saura peut-être un jour qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine

 

(Gérard Garouste, artiste)
peindre est une pratique symbolique

 

(Mark Rothko, artiste)
comment peindre après l’holocauste et après Hiroshima ?

 

(André Parinaud, critique)
la nouveauté et l’imaginaire sont les valeurs même de l’expression artistique

 

(Salvador Dalí, artiste)
oh ! si je n’avais pas peur de peindre

 

(Joan Jonas, artiste)
je ne vois pas de différence majeure entre un poème, une sculpture, un film ou une danse

 

(Robert Rauschenberg, artiste)
un tableau se rapproche du monde réel s’il est réalisé avec des éléments de ce monde

 

(Alain Dominique Perrin, collectionneur)
je trouve que l’on a fabriqué en France, depuis Malraux, un clergé culturel

 

(Serge Poliakoff, artiste)
l’abstraction, c’est une espèce d’idéalisme de quelque chose qui n’existe pas

 

(Christian Lacroix, couturier)
quand j’achète de l’art je suis comme les chasseurs préhistoriques qui chassaient pour s’accaparer la force de l’autre

 

(Claude Viallat, artiste)
toute la peinture contemporaine est dans Lascaut

 

(Gérard Fromanger, artiste)
l’artiste est comme un sismographe, le pinceau étant l’aiguille de l’électrocardiogramme

 

(Asger Jorn, artiste)
l’art est une dépense d’énergie sans but précis

 

(Peter Knapp, artiste)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Barnett Newman, artiste)
le premier homme était artiste

 

(Francis Bacon, artiste)
l’art est devenu un jeu avec lequel l’homme se distinct

 

(Valerio Adami, artiste)
je vois que l’art est l’envie de toucher le divin

 

(Daniel Abadie, historien de l’art)
pour le spectateur le tableau reste un objet, pour le peintre il est le lieu d’une action

 

(Aurélie Nemours, artiste)
ce qui est avant la forme, c’est le rythme dont la vie est le secret

 

(Andy Warhol, artiste)
vous voulez tout savoir sur moi ? Regardez la surface de mes tableaux, il n’y a rien derrière

 

(Van Gogh, artiste)
jamais de jaune sans bleu ! (parlant de son art des couleurs complémentaires)

 

(Charles Dreyfus, artiste)
l’art se nique !

 

(Guy Marchand alias Nestor Burma, comédien)
à côté des marchands d’art, les marchands de canons ressemblent à des bouquetières

 

(Marcel Duchamp, artiste)
c’est le regardeur qui fait le tableau

 

(Pius Knüsel, directeur de Pro Helvetia)
un art crédible est un meilleur investissement qu’un art étatique

 

(Fernand Léger, artiste)
un peintre ne devrait pas chercher à reproduire une belle chose, mais faire en sorte que sa peinture soit une belle chose

 

(Jimmie Durham, artiste)
je n’ignore pas que certains pensent que l’art doit être pur, mais la pureté m’ennuie

 

(Alexia Fabre, historienne de l’art)
on est presque toujours vierge face à la création contemporaine

 

(John Armleder, artiste)
si je n ’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place

 

(Richard Leydier, critique)
ce qui a mon sens a tué la peinture abstraite : le bavardage

 

(Henri Rousseau à Pablo Picasso, artistes)
nous sommes les deux plus grands peintres, moi dans le genre moderne, toi dans le genre aztèque

 

(Richard Hamilton, artiste)
pop art is : Popular (designed for mass audience),
Transient (short-term solution),
Expendable (easily forgotten),
Low cost, Mass produced,
Young (aimed at youth),
Witty, Sexy, Gimmicky, Glamorous,
Big business !

(Skki, graffitiste des rues)
l’art rend l’argent plus intelligent

 

(François Pinault, collectionneur, mécène)
vous ne possedez pas l’art, c’est l’art qui vous possède

(Karl Marx, humoriste sinistre)
l’art est un marteau pour construire la réalité

(Leonardo DiCaprio, acteur)
l’art contemporain m’est une source d’inspiration, car il est énigmatique et non dogmatique

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est un outil, un outil pour me confronter à la réalité

 

(Stephane Corréard, curateur)
il est vrai qu’on n’est pas diplômé de l’art, on le devient

 

(Claude Monet, artiste)
je dois peut-être aux fleurs d’avoir été peintre

 

(Max Jacob, écrivain)
l’art est un jeu, tant pis pour celui qui s’en fait un devoir

 

(Valerio Adami, artiste)
l’art est l’envie et le désir de toucher le divin

 

(John Armleder, artiste)
il n’y a pas de mission magique : si je n’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait

 

(Pizzi Cannella, artiste)
la solitude est la condition de l’oeuvre

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
l’art est devenu une des dernière valeur spirituelle de notre société

 

 

(Hector Obalk, critique)
beaucoup trop d’émissions TV parlent de l’art en supposant que vous soyez déjà convaincus

 

(Aurélie Nemours, artiste)
l’oeuvre contient cette discipline spirituelle que la langue serait bien en peine de définir

 

 (Gilles Fuchs, collectionneur)
un pays qui ne soutient pas ses artistes est un pays qui meurt

 

(Jean-Pierre Luauté, psychiatre)
la recherche frénétique de l’objet peut conduire à son entassement et le goût de l’ordre se muer en une obsession du classement

 

(Louis Pons, artiste)
j’ai encore craché un tableau comme un noyau !

 

(Paul-Louis Courier de Méré, pamphlétaire, 1772-1825)
ce que l’Etat encourage languit, ce qu’il protège meurt

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
ce qui compte dans l’art, c’est l’esprit, pas le support

 

(Picasso, artiste)
J’ai tout raté, j’aurai dû être Van Gogh !

 

(Alain Finkelkraut, philosophe)
nous avons besoin d’oeuvres pour dire ce qu’il en est des choses et de nous-mêmes

 

(Miguel Chevalier, artiste)
l’art numérique, pour développer un univers qui n’a pas encore été mis en place

 

(Bernard Buffet)
la peinture, on n’en parle pas, on ne l’analyse pas, on la sent"

 

(Arman, artiste)
je suis un metteur en scène d’objets

 

(Erik Dietman, artiste)
dessiner est une manière de penser

 

(Victor Vasarely, artiste)
l’art est à la portée de tous, si on le montre

 

(Tony Oursler, artiste)
aujourd’hui le simulacre est aussi réel que le reste

 

 

Léon Bloy, écrivain, 1846-1917)
quand le Bourgeois, retiré des affaires, a marié sa dernière fille, il encourage les beaux-arts

 

(Alain Séchas, artiste)
des chats et des martiens, il y en a partout : c’est pour ça que je les dessine

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
dans l’art, l’impossible l’emporte sur le possible

 

(Honoré de Balzac, écrivain)
penser, c’est voir

 

(John Giorno, artiste)
chacun est une déception totale

 

(James Ensor, artiste)
je crois que comme peintre, je suis inclassable

 

(Pierre Soulages, artiste)
pour un peintre, les problèmes qui se posent ... naissent de l’oeuvre elle-même

 

(Gérard Fromanger, artiste)
si vous n’aimez pas l’art contemporain, n’en dégoûtez pas les autres

 

(Pierre et Gilles, artistes)
l’art signifie changer les moralités

 

(Henri Matisse, artiste)
Il est indispensable que l’artiste réduise sa vie au minimum

 

(Pablo Picasso, artiste)
tout ce qui peut être imaginé est réel

 

(Christian Lucas, comédien)
l’art est à l’opposé du dogmatisme (religieux)

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est aussi un mouvement de résistance

 

(Georges Brassens, poète)
trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées !

 

(Andrée Putman, designeuse)
les choses ne bougent que si l’on rêve

 

(Georges Pompidou, collectionneur, mécène)
l’art est l’épée de l’Archange, il faut qu’elle nous transperce

 

(Jean-Luc Monterosso, historien d’art, spécialiste de la photo)
la vidéo c’est comme la photo : une écriture de lumière

 

(Nietzsche, philosophe)
l’art, la beauté, c’est ce qui désespère et console



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