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L’achat ou la vente d’une oeuvre nécessitent d’en évaluer le prix juste ; l’estimation est la pierre angulaire d’une transaction
vous avez dit "estimer" ?
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où ce bas-relief africain est-il repris par un peintre contemporain ? |
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Le prix objectif d’une oeuvre (indépendamment de votre propre passion, amour pour elle, intérêt pour l’artiste ou l’époque) dépend certes de son mode de fabrication : (huile, estampe, etc : voir) mais pour chacune de ces catégories, il est lié aux éléments suivants par ordre approximatif d’importance :
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> l’artiste, sa renommée et sa cote sur le marché à un moment donné |
Pascal Maljette, artiste français qui vit en Chine, y expose et vend bien, et va peut-être par ce biais devenir connu en France : la qualité est certes nécessaire, mais le parcours est aussi primordial |
La cote est une indication de la valeur d’une oeuvre d’un artiste, obtenue par constat officiel lors de ventes aux enchères ; c’est donc un cours variable selon ces ventes, la santé de l’économie, la trajectoire de l’artiste, le dynamisme de ses représentants et le sens du vent (la mode, son décès, etc) ; pour être exacte la cote d’une oeuvre doit s’établir non pas sur le cours "instantané", comme en bourse, mais sur une moyenne statistique glissante qui évolue lentement.
Cette cote sert de base pour établir un prix, mais elle ne couvre pas tous les cas : ne figurent pas dans ces statistiques les oeuvres vendues de gré à gré ou par les galeries ; ainsi les jeunes artistes, les émergents sur le marché, les artistes peu renommés n’y sont pas : c’est un système assez restrictif mais le seul qui fournisse des chiffres officiels.
Quand on dit qu’un artiste est coté, c’est bien sûr son oeuvre qui l’est, mais une cote est une reconnaissance du marché envers cet artiste. Bien sûr elle est soumise à la mode, influencée par les médias et un marketing efficace ; c’est cependant un indice qui fait autorité : les experts s’y réfèrent, les ventes s’y calent et l’artiste lui-même voudra difficilement vendre au-dessous car il aurait l’impression qu’on lui vole quelque chose... Acheteur, vous ne pourriez l’ignorer.
L’artiste souhaite voir s’établir une cote : c’est une reconnaissance de son travail et cela lui facilite son chiffrage (il peut se baser sur quelque chose) ; mais pour cela il faut que plusieurs de ses oeuvres soient vendues aux enchères pour entrer sur le marché coté d’une manière significative.
Si l’artiste est peu vendu aux enchères (les collectionneurs préfèrent par exemple conserver ses oeuvres) mais qu’il a une galerie connue qui le suive depuis longtemps, qu’elle le vend bien, alors sa réputation est suffisante pour que son représentant fasse autorité par les prix qu’il pratique. Le problème est que ces valeurs n’entrent dans aucune base de données publique et qu’il est nécessaire de savoir quelle galerie le représente pour s’y renseigner.
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Par définition l’estimation d’une oeuvre d’art pose toujours un problème de fiabilité, variable selon les méthodes : > 1° les cotes directes sur internet : > 2° estimation sur internet : > 3 ° faire expertiser de visu : |
Pour faire estimer une de vos oeuvres, Artprice permet une estimation sur dossier avec photo en 2 jours pour 49€ :
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. Drouot allez avec l’oeuvre sous le bras et faites la queue, tlj sauf dimanche ; ce service sert aussi à repérer les pièces intéressant les maisons de vente et si vous avez quelques chose d’encombrant et de second plan, vous serez scotché pour une heure de queue avec au final un avis de 5 minutes...
. Artcurial la première de Paris en art contemporain : tél au département concerné
. Tajan, sur rendez-vous lundis, mardis, mercredis et vendredi.
Expert agréé ou non ? Deux différences : l’obtention ou non d’un certificat officialisant la valeur d’un bien, paiement (tarifs de Drouot) ou gratuiteté. Pour faire évaluer son patrimoine, RV doit être pris après évaluation du coût de l’opération après un dégrossissage.
> 4 ° consulter les services d’almanart pour une 1ère approche personnalisée mais rapide.
> 5 ° consulter les galeries ou les marchands
qui représentent l’artiste, démarche évidemment malaisée pour qui n’est pas professionnel ; il vous faut tatonner beaucoup (par exemple en tapant le nom de l’artiste sur un moteur de recherche), veiller aux expositions de l’artiste, voire le joindre directement (notamment trouver son site), ou parcourir un salon en espérant y trouver une oeuvre approchant la vôtre, mais il faut aussi savoir retrancher un probable rabais qui dépend de la conjoncture et du marchand (de 5 à 30%)
> 6 ° consulter les dictionnaires :
il n’y en n’a plus ! Les ventes mondiales sont trop nombreuses, le support papier est obsolète pour suivre les cotes qui sont accessibles directement en ligne. Mais deux opuscules peuvent vous servir :
- le fameux "Benezit" datant de 1911 : cette vénérable référence décrit toutes les caractéristiques historiques, artistiques, bibliographiques de 170’000 artistes de l’Antiquité à nos jours : c’est la bible des historiens de l’art ; accessoirement il propose "une sélection de prix atteints en ventes pour se faire une première idée de la cote d’un artiste" ; attention la bête pèse 14 volumes, à voir donc dans une bibliothèque
- pour les artistes non cotés il existe le recueil "Dictionnaire de Cotation" diffusé par Larousse dans les librairies ; il s’appuie sur la base de données mal nommée Drouot Cotation ; mais attention ce sont les artistes eux-mêmes qui indiquent leurs prix en payant la publication ; en ligne vous pouvez voir les oeuvres de certains d’entre eux avec le prix ; c’est donc une indication sans aucune autorité de marché qui concerne précisément des artistes non cotés ; on n’est pas dans la même catégorie.
Pratique :
- toutes les grandes maisons de vente permettent gratuitement de consulter en ligne les résultats de leurs ventes par session réalisée ; vous aurez un aperçu des prix si l’oeuvre est signée d’un artiste très connu qui a donc des chances de s’y trouver
- une expertise orale d’une maison de vente est gratuite mais elle vérifiera d’abord que l’artiste n’est pas un inconnu non coté pour écarter les fantaisies ; elle espérera aussi vendre votre oeuvre si vous en aviez l’intention
- une expertise d’une oeuvre (ou un inventaire patrimonial) par un expert agréé avec certificat est évidemment payant, sauf s’il appartient à une maison de vente, que vous lui confiez l’oeuvre à vendre et qu’elle accepte.
Attention aussi à la présence de la signature, qui revêt une grande importance !
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