Du 27 mai et pour 1 an ( !), le Centre Pompidou réaccroche les deux étages des collections du musée en excluant tous les artistes masculins ! Evidemment c’est présenté autrement : "pour la 1ère fois dans le monde un musée présente ses collections au féminin" [CP de l’expo] : donc, déjà cela commence mal, et il y a pire : "des collections entièrement consacrées aux artistes-femmes" : voilà les femmes artistes classées à part, nous qui pensions que cette mauvaise affaire relevait du passé…
Croit-on aujourd’hui encore qu’une artiste femme n’est pas une vraie artiste ? N’est-ce pas un combat dépassé ?
certes faire un point historique n’est pas inintéressant : la Commissaire part d’un texte d’une historienne daté de 1970 démontrant que les femmes n’avaient pas bénéficié des conditions nécessaires pour accéder au statut d’artiste ; exact.
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Agnès Thurnauer,
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quarante ans après il ne nous semble pas que la situation ait perduré au point que l’urgence implique un quota, pas plus en politique qu’en art : on n’emporte pas une opinion par décret, mais par séduction. Or le catalogue s’alourdit de théories verbeuses évoquant l’anthropologie, la sociologie, la politique, la dendrologie (sic) : pas exactement ce qui s’énonce clairement…
Seules deux références sont d’un bon sens limpide : celle de Joan Mitchell ne se voulant : "ni femme ni homme ni vieux ni jeune", formule simple qui vient contredire les tartarinades du catalogue, et "le paraféminisme qui rejette l’isolement du genre comme catégorie d’identité à part", principe qu’il aurait fallu peut-être suivre à la lettre…
redoutons que cette initiative muséale n’aille à l’encontre de sa bonne intention -montrer le rôle de la femme dans l’art moderne- qui soit interprétée comme un discours radical étroit, surtout dans notre société qui favorise à outrance les minorités sous motif d’égalité et pousse par réaction à des crispations (exemple : voir "des cartels pour les bassets"). Or par son concept même l’exposition elle@pompidou est exclusive, à caractère militant. Ainsi elle ne semble pas servir la cause des femmes artistes, bien au contraire, si cause il y a encore
Signalons que l’exposition a son propre site qui explique sa démarche
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Almanart s’engage à respecter les quotas : les prochaines fois nous braquerons le projecteur sur Germain Richier, Louis Bourgeois, Alain Messager, Riki de St-Phalle, Valéry Export, Titien Trouvé, Aurélien Nemours, Charlot Perriand, Angel Thurnauer... |
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