galerie d’art : rôle et mode d’emploi

 

 

Plaidoyer pour de belles, bonnes et saines galeries d’art, car :
> elles sont indispensables au monde de l’art comme découvreuses et, pour beaucoup d’entre elles, supportent les créateurs
> elles contribuent à la vie urbaine, agrémentent nos rues
> elles sont un pivot qui relie le monde des arts au public et au marché...

 

vu de l’intérieur :

 

 

voir aussi : comment acheter en galerie ?

 

actualité des (bonnes) galeries :

> Eric Mircher fait partie de ceux qui savent non seulement choisir d’excellents artistes, mais les soutenir activement et durablement
> c’est le cas de la jeune franco-chinoise Xue Sun (qu’Almanart a suivi dans ses débuts), qui maîtrise une technique délicate au service d’une poésie subtile, tant en dessin qu’en sculpture
> témoin de son style cette sculpture fine semble tenir un double langage : verticalement un harmonieux couple amoureux, horizontalement une tête d’aigle (une menace pour les premiers ?)
> à voir à la Galerie Mircher dans le Marais jusqu’au 20 avril
> Xue Sun, sculpture, 2013
clic=zoom (courtoisie l’artiste et galerie Mircher)

 

> accueil d’Almanart

> toutes les fiches pratiques

> réagissez à cet article

clés : galerie d’art moderne et contemporain, galeries d’art à Paris, acheter en galerie d’art, rôle des galeries d’art, galeriste

 

 

galerie d’art, mode d’emploi du visiteur :

elle est à la fois lieu d’exposition et de commerce, intermédiaire entre artistes et acheteurs ; elle est tenue par quelqu’un de passionné et compétent, souvent spécialisé voire expert ; elle est pourvue de documentation, peut-être d’un rayon librairie ou même d’un espace de vente de livres et multiples :

> les galeries vous accueillent de mardi à samedi (les plus petites dès le mercredi), ouvrent de 10:00-11:00 à 19:00 sans interruption (les plus petites 14:00) ; dans les vieux quartiers, St-Germain, Marais, plusieurs galeries n’ont pas vitrine sur rue mais occupent une arrière-cour souvent très plaisante, cela fait partie du charme

> les grandes galeries sont des ruches où un escadron de jeunes tapent sur des ordinateurs ; elles mettent à votre disposition sur le comptoir de la documentation sur l’artiste et l’exposition. Dans les petites galeries c’est plus chaleureux : souvent le propriétaire se fait un plaisir de vous informer, a des choses passionnantes à vous raconter, vous guide dans votre choix : un contact essentiel et heureux en art

> parfois, trop rarement, un petit espace vous accueille avec documentation et pries-Dieu (pardon, chaises ou fauteuils), quelques revues et flyers : une idée encore à développer, la convivialité commence ainsi

> dans tous les cas il y a quelqu’un de compétent pour vous informer et répondre à vos questions : n’hésitez pas à demander car à Paris l’on ne se lève pas spontanément comme on le voit ailleurs, revers du succès en nombre de visiteurs quotidiens ; mais vous pouvez lire le dossier de presse de l’exposition, rarement le prendre (demandez-le), contrairement à l’étranger ; si vous semblez intéressé, quelqu’un s’approchera pour vous expliquer, sinon n’hésitez pas à le lui demander, c’est habituel ; il faut aussi être indulgent car le métier est très prenant

> il y a toujours une liste des prix, rarement posée à côté de la documentation, mais disponible sur demande : n’hésitez pas c’est habituel même sans intention d’achat ; le prix est taxes inclues sans le transport ni assurance ; en cette période de crise vous pouvez souvent négocier les prix (5 voire 10% sont courants) mais ne croyez pas que c’est la règle ! vous pouvez plus facilement obtenir un cadeau, par exemple une petite oeuvre, un livre ; ouvrez donc le dialogue avec le galeriste (sinon prenez RV)

 

La Galerie Sator défend des artistes émergents voire
encore peu connus, un vrai travail de découvreur :

 

Alexeï Vassiliev, Etude n°5, 2005
(courtoisie Vassiliev) ... clic=zoom
   

> l’avantage d’un achat en galerie est d’abord d’être conseillé, guidé puis être à l’abri des faux ; la relation personnelle qui s’établit vous permet souvent (voir la comparaison) de pouvoir changer d’avis pour une autre oeuvre (parlez-en au galeriste avant l’achat, tout de même), d’obtenir un étalement gratuit du paiement, et dans tous les cas un certificat d’authenticité et une facture : tout ceci est bien plus sûr, notamment l’avis et l’expertise du galeriste, sachant le nombre élevé de magouilles sur internet...

 

 

comment travaille une galerie-type :

Il y a deux types de fonctionnement pouvant cohabiter :
> les marchandes, qui opèrent essentiellement par achats-reventes depuis un stocks ou comme intermédiaire entre collectionneurs ou enfin en liaison avec des enchères ; celles-ci opèrent surtout dans le secteur moderne
> celles qui découvrent, soutiennent des artistes voire même participent à leurs production artistique, elles opèrent donc dans le secteurs contemporain et actuel (voir ces définitions)

C’est ce fonctionnement qui nous intéresse :
la mission de la galerie est alors de vendre et soutenir des artistes avec lesquels elle aura passé un contrat moral ou écrit (parfois d’exclusivité et limité dans le temps), pour en assurer la promotion par nombre de moyens : expositions en son lieu, manifestations et foires en France ou à l’étranger, prêt d’une oeuvre, diffusion d’informations, promotion auprès de prescripteurs (curateurs, clubs de collectionneurs, musées...), stimulation de son réseau, réalisation de documents et d’affiches, mailings, communiqués à la presse, réseaux sociaux sur internet ; elle supporte la logistique (stockage, organisation et installation des expositions, emballage et acheminement des oeuvres, assurance...), et bien sûr l’administration (comptabilité, droit...).
Les plus dynamiques avancent des fournitures aux artistes, d’autres montent une structure de production d’oeuvres, sachant que la réalisation de certaines d’entre elles nécessite de gros frais ; plusieurs galeries se lancent dans la production de catalogues raisonnés d’artistes connus.

Elle cotise à la Maison des Artistes, paie la TVA (voir ce mécanisme), gère le droit de suite (ce qui diminue encore sa marge...) et aussi doit payer son personnel et les charges afférentes.

Celles soucieuses d’éthique adhèrent au syndicat CPGA : elles sont plus de 300 en 2012 !

 

Cela fait beaucoup de travail et de responsabilité :

Le CPGA, Comité des Galeries d’Art, veille à l’éthique professionnelle : ses galeries membres "s’engagent à respecter un code de déontologie dans leurs rapports quotidiens avec les clients, les artistes et leurs confrères".
Il leur sert aussi de conseil, de médiateur et d’assistant technique.

> alors les frais de la galerie sont élevés dès lors que ses actions sont fortes et nombreuses, notamment en main d’oeuvre ; or l’animation est devenue une clé de succès pour rayonner et faire connaître ses artistes
> elle prend des risques forts en soutenant un artiste pendant plusieurs années avant qu’il ne commence à être connu sur le marché : savez-vous qu’un nouvel artiste sera rentable pour elle seulement au bout de 3 ans ? Savez-vous que sur 15 artistes dans l’écurie, seuls 3 ou 4 à un moment donné vont assurer sa rentabilité ?
> elle va parfois jusqu’à acheter les oeuvres d’un artiste, pour le soutenir financièrement et aussi espérer, spéculer dessus (c’est comme ça qu’ont fait bien des galeriste célèbres comme Kahnweiler par exemple)

Souhaitons donc à cette galerie le bonheur d’avoir trouvé et su promouvoir l’artiste parvenu devant la scène : elle l’aura bien mérité !

   

> les grandes galeries internationales s’adressent à un public d’amateurs VIP en leur présentant des artistes de tout premier plan comme Philippe Ramette, avec plusieurs adresses dans le monde ; elles sont capables d’une excellente expertise et de produire une documentation muséale. Ainsi la Galerie Xippas est présente à Paris, Genève, Montevideo et Athènes

Philippe Ramette, L’Ombre de moi-même, 2007
(courtoisie Galerie Xippas) .. clic=zoom

 

> certaines d’elles ouvrent des méga-espaces pour les pièces monumentales, comme la Galerie Ropac à Pantin

 

> publi-information <

Envie d’Art, des galeries de proximité

Proximité et qualité, sont les deux clés du succès d’Envie d’Art :
> la qualité qui "fait envie" est celle des oeuvres et celle des artistes
> la proximité est celle de votre galerie de quartier (3 à Paris, Londres)

découvrez en ligne, achetez sur place (ou en ligne) :

> un grand choix d’oeuvres sont en ligne, pour être découvertes
> avec des prix pour tous : de 100 à 10’000€, en moyenne 3000€

   

où sont les galeries Envie d’Art de Paris ?

> venez en voisin fouiller dans les galeries pour vous faire plaisir : au 1er étage une belle exposition et au sous-sol une réserve d’huiles, de photos, de sculptures
> où sont les galeries ?

> notre publi-reportage

 

Elisabeth Lecourt, Tchoutchou, pliage, 750x750

 

 

vos questions récurrentes :

> artiste :
savez-vous qu’elle participe pour vous à la cotisation à la Sécurité Sociale ?

> acheteurs : 50% de marge c’est trop ?
Non ! car cette marge brute cache une marge nette bien plus faible, de l’ordre de 10%. Cette commission que touche la galerie sur la vente d’une oeuvre comprend les taxes, ses frais et, surtout compense le risque financier qu’elle avance en organisant d’avance une exposition où elle n’est même pas sûre de vendre quelque chose...
C’est ce qui ce passe d’ailleurs depuis 2010 où les ventes fléchissent, les loyers augmentent et nombre de galeries ont dû fermer

> certaines tournent au fashion show rooms :
dans le Maris, la fashion-week envahit les galeries de show-rooms de créateurs de mode, réservés aux professionnels qui viennent du monde entier, notamment d’Asie ; à St-Germain c’est la (grande) semaine des arts premiers qui prime. Bravo ! cela permet à ces galeries d’art de compenser une bonne part de leur loyer annuel. Sans elles, vous ne verriez que des boulevards à fringues... beurkh !

> les galeries sont devenues des bureaux-show-rooms d’art :
oui, le marché mondial a évolué ainsi. Pour vivre, les galeries sont obligées d’être présentes sur les foires soit grandes (Fiac, Frieze...) soit "off" (foires connexes plus ouvertes à la découverte) ; cela leur coûte cher, les candidatures sont difficiles et pendant ce temps la galerie reste peu active.
Parfois les plus petites, pas toujours admises dans les foires, montent des promotions en marge de leur activité : ventes spéciales d’objets, de multiples, etc ; les plus grandes louent pour des réunions privées ou d’entreprises... elles ont toutes besoin de vivre et sont très réactives et imaginatives

 

 

des galeries se différencient :

 

certaines galeries cherchent plutôt des artistes reconnus qui, par leur cote, procurent un flux financier important et régulier, corollaire du haut de gamme ; mais se hisser à ce niveau demande du temps, une très haute compétence et des moyens financiers à la hauteur de l’enjeu.
Elles peuvent aussi jouer un jeu traditionnel et spéculatif : acheter des oeuvres d’un artiste, les conserver, puis les revendre : c’est un fonctionnement du type marchand d’art.

D’autres cherchent à se démarquer en se spécialisant : dans un genre (le surréalisme...), un support (l’estampe, la vidéo...), une époque ou une région du monde...

 

La Galerie Charlot a trouvé une formule astucieuse pour montrer des artistes actuels qui travaillent sur des supports nouveaux : au rez de chaussée des oeuvres accrochables d’un artiste et simultanément, au sous-sol préservé de la lumière, un artiste numérique, installateur ou vidéaste 

 

Romain Bechetoille, Madame Plume, vidéo, 3:45 min, 1/50., 2010
(courtoisie l’artiste et galerie Charlot)
 

 

D’aucunes s’adaptent à l’évolution des moeurs : proposent des services comme agence de communication, intermédiation et conseil aux entreprises et en mécenat, édition-librairie, import-export d’oeuvres. On voit aussi des expériences réussies de mixage d’activités d’art et création : design et art, photo et art plastique... Mais il y a des limites : un magasin branché qui ouvre un espace d’art n’est pas une galerie, c’est un magasin arty.

Enfin des galeries spécifiques louent leur espace à des artistes : c’est un débouché pour ceux qui ne trouvent pas (encore) à se placer dans le circuit, du fait de la saturation de l’offre. Ce mode fonctionne bien lorsque ce galeriste joue correctement son rôle par des services : invitations, mailing, accueil lors du vernissage puis après, documentation, etc, avec le savoir-faire qui va avec ; sinon l’équation qualité-coût-réputation (car tout se sait) peut devenir défavorable à l’artiste : renseignez-vous avec attention.

.
Vous êtes amateur, collectionneur, artiste ?
Almanart peut vous guider et vous aider :
voyez nos services !
.

 

 

le choix d’artistes :

quelques chiffres positionnent la question :
> de l’ordre de 100’000 artistes professionnels vivent en France, dont 50% dans le Grand Paris
> une moitié adhère à la Maison des Artistes (avare en chiffres), ce qui signifie qu’ils en vive au moins partiellement
> au Grand Paris le nombre de galeries toutes époques est proche de 1000, la moitié en art ou design actuels
> le nombre moyen d’artistes par galerie est de 15 à 20 (ce qui fait à chacun une expo solo tous les 2 ans).

En découle une évaluation grossière du problème à Paris : si ces 50’000 artistes y voulaient une galerie, il faudrait 2’500 galerie pour les représenter tous... comme il n’ y a que 500 galeries, il y a du monde qui reste à la porte, dont une partie cherche activement.

Alors comment les galeries choisissent-elles leurs artistes ?
une partie tient à la qualité des oeuvres selon des critères que nous avons observés, mais aussi et à leur potentiel commercial :
> seules les petites et moyennes galeries consentent à recevoir un artiste qui vient montrer ses oeuvres ou envoie un dossier ; certaines (comme la Galerie Danysz) ont même élaboré une procédure
> celles qui ouvrent ou sont récentes sont plus réceptives, n’ayant pas forcément "fait le plein"
> le choix s’effectue essentiellement :
 - par relation : un artiste introduit un autre, un agent ou un conseiller intervient, etc
 - en pratiquant les foires de jeunes artistes, par exemple le Salon de Montrouge
 - en faisant de la veille dans les foires internationales, pour introduire un nouvel artiste étranger ici peu connu
 - en surfant sur internet, ou suite à une information, etc.

 

 

prière à certaines galeries :

> que votre bonjours soit entendu, votre sourire bien vu
> que votre documentation soit facilement accessible, ainsi que les prix
> que vos horaires soient affichés, avec écriteau lorsque fermé, ou une excuse...
> que quelques oeuvres soit accessibles aux jeunes amateurs
> que les "petits" collectionneurs ne soient pas snobés, un jour ils pourraient devenir grands...
> que les artistes qui frappent à votre porte soient reçus poliment, ne serait-ce que rapidement et même si le plein est fait ; rappelez-vous que sans artistes vous n’existeriez même pas...

 

En 1998 Jean-Marc Salomon, créateur de la fameuse Fondation du Château d’Arenton à Grenoble, disait (Les Echos Week-end 8 avril 2005) : "j’ai fait le tour des galeries en jean et baskets... j’ai été plutôt mal accueilli dans nombre d’elles" ; depuis il aura investi plus de 1 M€ dans l’art... cherchez l’erreur, celle qu’on ne ferait jamais aux USA.
Quinze ans après, cela s’est bien amélioré, mais pas chez tout le monde à Paris... ces galeries-là, croyez bien que nous ne citons pas leurs expos !

 

Etre poli, souriant, ça s’apprend : pas à l’école, l’enseignement du civisme y a disparu ; alors que ces galeristes-là fasse leur boulot de patron envers leurs employés, en supposant qu’ils soient polis aux-mêmes.

 ainsi soit-il ...

 



Où sont les quartiers d'art ?

visites d’ateliers chez Carré d’artistes

les 30 Mai et 1er Juin pour les membres du Club ; qui est Carré d’artistes ?

quand, où ?


c’est la Fête de la peinture dans l’Eure !

dimanche 2 juin, sur 150 lieux : ateliers, fresques, démos, expos, portes ouvertes....

en savoir plus - programme


tableaux de Petits Maîtres

... en vente chez les Atamanes, et des multiples de Grands Maîtres

qui sont les Atamanes ?


 le "Juin d’Art Saint-Germain-des-Prés" :

la fête de ses 100 galeries d’art moderne, contemporain, tribal et design

jeudi 23 mai + ouvert dimanche 26 !


6 jours de Designer’s Days

le jeu de piste du design français et international à Paris

découvrez le ici


 annoncez ici...

vos événements d’art ! Cet espace est pour vous !

   contactez-nous !


 


des services personnalisés pour les artistes et pour les collectionneurs !

 

(Paul Klee, artiste)
l’art doit rendre visible l’invisible

 

(Boris Vian, écrivain)
"Je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j’aime et je trouve ça amplement suffisant"

 

(Martin Berthenod, conservateur)
dire que tout est bon dans l’art contemporain serait aussi bête et naïf que dire que tout y est mauvais

 

(Daniel Buren, artiste)
si le public pense que ceci n’est pas une oeuvre d’art (de moi), alors je peux même être d’accord

 

(Peter Knapp, peintre et photographe)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Jean-Luc Godard, cinéaste)
la culture c’est la règle, l’art c’est l’exception

 

(Tom Newman, artiste)
l’art contemporain est à notre époque ce qu’était le rock’n’roll aux années 60

 

(Serge Poliakoff, artiste)
100 Mona Lisa valent mieux qu’une Andy Warhol

 

(Marc et Josée Gensollen, collectionneurs)
Duchamp a changé notre regard, a consolidé notre conviction : c’est l’idée qui compte

 

(Pablo Picasso, artiste)
dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment le rester en grandissant

 

(Pierre Reverdy, poète surréaliste)
on pourrait découvrir quelques rapports cachés entre l’art et la lâcheté, une certaine déviation d’avidités plus naturelles

 

(André Malraux, écrivain)
l’art est un anti-destin

 

(Friedrich Nietzsche, philosophe)
nous avons l’art afin de ne pas périr de la vérité

 

(Henri Matisse, artiste)
je crois en Dieu quand je travaille

 

(Jean-Marie Le Clèzio, écrivain)
on saura peut-être un jour qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine

 

(Gérard Garouste, artiste)
peindre est une pratique symbolique

 

(Mark Rothko, artiste)
comment peindre après l’holocauste et après Hiroshima ?

 

(André Parinaud, critique)
la nouveauté et l’imaginaire sont les valeurs même de l’expression artistique

 

(Salvador Dalí, artiste)
oh ! si je n’avais pas peur de peindre

 

(Joan Jonas, artiste)
je ne vois pas de différence majeure entre un poème, une sculpture, un film ou une danse

 

(Robert Rauschenberg, artiste)
un tableau se rapproche du monde réel s’il est réalisé avec des éléments de ce monde

 

(Alain Dominique Perrin, collectionneur)
je trouve que l’on a fabriqué en France, depuis Malraux, un clergé culturel

 

(Serge Poliakoff, artiste)
l’abstraction, c’est une espèce d’idéalisme de quelque chose qui n’existe pas

 

(Christian Lacroix, couturier)
quand j’achète de l’art je suis comme les chasseurs préhistoriques qui chassaient pour s’accaparer la force de l’autre

 

(Claude Viallat, artiste)
toute la peinture contemporaine est dans Lascaut

 

(Gérard Fromanger, artiste)
l’artiste est comme un sismographe, le pinceau étant l’aiguille de l’électrocardiogramme

 

(Asger Jorn, artiste)
l’art est une dépense d’énergie sans but précis

 

(Peter Knapp, artiste)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Barnett Newman, artiste)
le premier homme était artiste

 

(Francis Bacon, artiste)
l’art est devenu un jeu avec lequel l’homme se distinct

 

(Valerio Adami, artiste)
je vois que l’art est l’envie de toucher le divin

 

(Daniel Abadie, historien de l’art)
pour le spectateur le tableau reste un objet, pour le peintre il est le lieu d’une action

 

(Aurélie Nemours, artiste)
ce qui est avant la forme, c’est le rythme dont la vie est le secret

 

(Andy Warhol, artiste)
vous voulez tout savoir sur moi ? Regardez la surface de mes tableaux, il n’y a rien derrière

 

(Van Gogh, artiste)
jamais de jaune sans bleu ! (parlant de son art des couleurs complémentaires)

 

(Charles Dreyfus, artiste)
l’art se nique !

 

(Guy Marchand alias Nestor Burma, comédien)
à côté des marchands d’art, les marchands de canons ressemblent à des bouquetières

 

(Marcel Duchamp, artiste)
c’est le regardeur qui fait le tableau

 

(Pius Knüsel, directeur de Pro Helvetia)
un art crédible est un meilleur investissement qu’un art étatique

 

(Fernand Léger, artiste)
un peintre ne devrait pas chercher à reproduire une belle chose, mais faire en sorte que sa peinture soit une belle chose

 

(Jimmie Durham, artiste)
je n’ignore pas que certains pensent que l’art doit être pur, mais la pureté m’ennuie

 

(Alexia Fabre, historienne de l’art)
on est presque toujours vierge face à la création contemporaine

 

(John Armleder, artiste)
si je n ’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place

 

(Richard Leydier, critique)
ce qui a mon sens a tué la peinture abstraite : le bavardage

 

(Henri Rousseau à Pablo Picasso, artistes)
nous sommes les deux plus grands peintres, moi dans le genre moderne, toi dans le genre aztèque

 

(Richard Hamilton, artiste)
pop art is : Popular (designed for mass audience),
Transient (short-term solution),
Expendable (easily forgotten),
Low cost, Mass produced,
Young (aimed at youth),
Witty, Sexy, Gimmicky, Glamorous,
Big business !

(Skki, graffitiste des rues)
l’art rend l’argent plus intelligent

 

(François Pinault, collectionneur, mécène)
vous ne possedez pas l’art, c’est l’art qui vous possède

(Karl Marx, humoriste sinistre)
l’art est un marteau pour construire la réalité

(Leonardo DiCaprio, acteur)
l’art contemporain m’est une source d’inspiration, car il est énigmatique et non dogmatique

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est un outil, un outil pour me confronter à la réalité

 

(Stephane Corréard, curateur)
il est vrai qu’on n’est pas diplômé de l’art, on le devient

 

(Claude Monet, artiste)
je dois peut-être aux fleurs d’avoir été peintre

 

(Max Jacob, écrivain)
l’art est un jeu, tant pis pour celui qui s’en fait un devoir

 

(Valerio Adami, artiste)
l’art est l’envie et le désir de toucher le divin

 

(John Armleder, artiste)
il n’y a pas de mission magique : si je n’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait

 

(Pizzi Cannella, artiste)
la solitude est la condition de l’oeuvre

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
l’art est devenu une des dernière valeur spirituelle de notre société

 

 

(Hector Obalk, critique)
beaucoup trop d’émissions TV parlent de l’art en supposant que vous soyez déjà convaincus

 

(Aurélie Nemours, artiste)
l’oeuvre contient cette discipline spirituelle que la langue serait bien en peine de définir

 

 (Gilles Fuchs, collectionneur)
un pays qui ne soutient pas ses artistes est un pays qui meurt

 

(Jean-Pierre Luauté, psychiatre)
la recherche frénétique de l’objet peut conduire à son entassement et le goût de l’ordre se muer en une obsession du classement

 

(Louis Pons, artiste)
j’ai encore craché un tableau comme un noyau !

 

(Paul-Louis Courier de Méré, pamphlétaire, 1772-1825)
ce que l’Etat encourage languit, ce qu’il protège meurt

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
ce qui compte dans l’art, c’est l’esprit, pas le support

 

(Picasso, artiste)
J’ai tout raté, j’aurai dû être Van Gogh !

 

(Alain Finkelkraut, philosophe)
nous avons besoin d’oeuvres pour dire ce qu’il en est des choses et de nous-mêmes

 

(Miguel Chevalier, artiste)
l’art numérique, pour développer un univers qui n’a pas encore été mis en place

 

(Bernard Buffet)
la peinture, on n’en parle pas, on ne l’analyse pas, on la sent"

 

(Arman, artiste)
je suis un metteur en scène d’objets

 

(Erik Dietman, artiste)
dessiner est une manière de penser

 

(Victor Vasarely, artiste)
l’art est à la portée de tous, si on le montre

 

(Tony Oursler, artiste)
aujourd’hui le simulacre est aussi réel que le reste

 

 

Léon Bloy, écrivain, 1846-1917)
quand le Bourgeois, retiré des affaires, a marié sa dernière fille, il encourage les beaux-arts

 

(Alain Séchas, artiste)
des chats et des martiens, il y en a partout : c’est pour ça que je les dessine

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
dans l’art, l’impossible l’emporte sur le possible

 

(Honoré de Balzac, écrivain)
penser, c’est voir

 

(John Giorno, artiste)
chacun est une déception totale

 

(James Ensor, artiste)
je crois que comme peintre, je suis inclassable

 

(Pierre Soulages, artiste)
pour un peintre, les problèmes qui se posent ... naissent de l’oeuvre elle-même

 

(Gérard Fromanger, artiste)
si vous n’aimez pas l’art contemporain, n’en dégoûtez pas les autres

 

(Pierre et Gilles, artistes)
l’art signifie changer les moralités

 

(Henri Matisse, artiste)
Il est indispensable que l’artiste réduise sa vie au minimum

 

(Pablo Picasso, artiste)
tout ce qui peut être imaginé est réel

 

(Christian Lucas, comédien)
l’art est à l’opposé du dogmatisme (religieux)

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est aussi un mouvement de résistance

 

(Georges Brassens, poète)
trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées !

 

(Andrée Putman, designeuse)
les choses ne bougent que si l’on rêve

 

(Georges Pompidou, collectionneur, mécène)
l’art est l’épée de l’Archange, il faut qu’elle nous transperce

 

(Jean-Luc Monterosso, historien d’art, spécialiste de la photo)
la vidéo c’est comme la photo : une écriture de lumière

 

(Nietzsche, philosophe)
l’art, la beauté, c’est ce qui désespère et console



Mesure d'audience par :

 

 

Le "Petit Mot"
Abonnez-vous :

10 newsletter/an, gratuit

Partager sur Facebook :
mur almanart

 

 

 

Partager sur Twitter :
@almanart