itinéraires d’art à Istanbul

 

Istanbul (ou Istanboul, ou Istamboul) est une des destinations antiques préférées des européens ; mais savez-vous que l’art contemporain s’y est développé aussi vite que cette immense cité dynamique ? Un bon prétexte pour que vous découvriez la vraie ville, pas juste son centre historique !

 
toutes images : courtoisie Almanart, les artistes et galeries citées
reportage 2012, revu 2013
toutes images : clic=zoom
  > accueil d’Almanart > autres villes > participez, corrigez-nous !

focus : tourisme Istanboul, cartes plan Istanbul ; art contemporain Istambul ; musées galeries art d’Istanbul, Istambul ou Istanboul

 

à Istanboul, l’antique côtoie l’avant-garde

 

Le Grand Istanboul est une mégalopole de 15M d’habitants en fort développement, sur ce plan plus proche des villes chinoises qu’européennes ; plus rien à voir avec le vieux centre touristique connu. Ville dense, peu de parcs mais des fleurs partout : au printemps, ce sont les tulipes, dont elle est la capitale.

Deux identités pacifiques se côtoient à Istanboul sans trop se mélanger : l’une traditionnelle et populaire, plutôt religieuse, l’autre jeune urbaine et plutôt laïque ; parfois ces populations se heurtent : en 2011 dans le vieux centre traditionnel, quelques vernissages olé-olé avec alcool ont été protégés par la police.

 

typique superposition de mosquées, anciens quartiers, industries, modernité, chantiers... ici, vu depuis l’IM
 

pratique d’Istanboul :

circulation intense, beaucoup de bus, quelques lignes de métro bien placées, trams, funiculaires avec une carte rechargeable (mais introuvable) ou des jetons distribués partout en automates ; il faut payer à chaque changement.

Attention : les horaires des institutions d’art sont parfois restreints (10:00-18:00) ; les parcours sont labyrinthiques et pentus ; ce qui fait que nos itinéraires sont un peu directifs, pour votre bien-être !

Dans tous les lieux ou presque l’on parle anglais.

 

vous ne voulez pas "faire touriste" ? dites :
i="i" / i_sans_point="è" / s="s" / s_cédille="ch" / o="o" / ö="eu" / u="ou" / ü="u"
cette page est écrite en prononciation réelle ; exemple : dire Topkapeu et non Topkapi
Notez que "sanat" signifie "art"

Les institutions d’Istanboul sont presque toutes privées ; il y a une quarantaine de galeries de bon niveau, mais on appelle aussi "galerie" un atelier d’artiste voire une boutique, et une dizaine de centres d’art ont réellement quelque chose à présenter. Certaines galeries sont en étage, y compris de bonnes mais on ne le sait pas avant d’entrer. Plusieurs collections privées sont aussi ouvertes, parfois dans des quartiers peu accessibles au touriste.

 
l’ensemble formé par Sainte-Sophie, église devenue mosquée au XVè, et la fameuse Mosquée Bleue située en face

Le tram permet de franchir la Corne d’Or par le pont Galata depuis Karakoy, pour visiter ce sud antique et ses grandes mosquées et, plus à l’ouest, la merveilleuse Eglise-Musée de Chora et ses mosaïques : lieux indispensables !

Seul lieu d’art actuel dans cette partie, la galerie au 3è étage du magasin de luxe Armaggan.

l’église bizantaine Saint-Sauveur de Chora et ses merveilleuses mosaïques datant du XIVè 

Suggestion : faites une petite croisière de 2 heures le long des rives du Bosphore côtés occidental et asiatique, pour admirer le Palais Dolmabahche et les vieilles ou design maisons de villégiature les pieds dans l’eau.

> ce plan du Grand Istanboul sur environ 30 km permet de situer les principaux quartiers

 

 

 

 

> voir les plans des deux principaux quartiers d’art, dans nos itinéraires ci-après

Grand mécène, la banque Akbank liste tous les centres et galeries d’art et les situent sur des cartes... Une autre carte des principales galeries : l’Istanbul Gallery Map, pour les deux quartiers principaux. Les dépliants papier gratuits ne montrent que ceux qui les paient !

 

l’art moderne et contemporain :

Istanboul développe sérieusement l’art contemporain ; d’abord en 2005 par la 1ère foire Contemporary Istanbul, puis en 2010 boosté par le label Istanboul Capitale Culturelle Européenne. La Turquie a une très forte croissance (7.5% en 2011) ; s’il subsiste un immense écart entre le peuple et les grandes fortunes, s’installe une classe moyenne aisée ; cette situation provoque un engouement pour l’art mais qui devra être conforté. Il nous semble déceler en début 2012 un léger fléchissement d’intérêt ; peut-être faut-il attendre les foires de fin d’année pour vérifier ?

 

les Foires d’Istanbul :

- la Contemporary Istanbul est une foire d’art contemporain au sens habituel, en novembre au Centre de Congrès d’Istanboul et Lutfi Kirdar, quartier de Nisantasé ; elle est sponsorisée par Akbank Private Banking et le groupe Zorlu. En 2012 la 7è édition réunissait environ 100 galeries de 20 pays et a vu 70’000 visiteurs ; la prépondérance d’artistes Turcs est un de ses intérêts ; elle s’accompagne de "Art Istanbul", une semaine très active de manifestations off et dans les institutions

- la Istanbul Design Biennial ouvre un mois entre octobre et décembre les années paires, car elle concerne tous les domaines du design au sens large : industrie, design, architecture, décoration, graphisme, media et mode

- la Istanbul Art Biennial ouvre un mois entre octobre et décembre les années impaires,

> attention : les biennale sont surtout organisées par la Istanbul Foundation for Culture and Arts l (IKSV) qui couvre toute la culture ; vérifiez bien avant de partir quel est le domaine qui est concerné une année donnée ; par exemple cette Istanbul Biennial, sponsorisée par Koç, est un complément de la biennale du design, mêmes dates, pour la jazz, le cinéma, le théâtre ; autre exemple : la biennale d’art est aussi associée au Festival du Film d’Istanbul... facile de se tromper !

> ces foires se tiennent principalement dans l’enceinte du Musée d’Art Moderne (IM, ci-dessous) et dans les locaux de l’ancienne Ecole Greque (Galata Greek School), un vaste bâtiment néo-classique à 300m. à l’ouest au 49 Kemeraltı cadesi

 

les inévitables de base :

et qui sont faciles d’accès :

> l’Istanbul Modern Museum ("IM"), sponsorisé par la Istanbul Fondation, est le grand musée d’art moderne et contemporain
> le Proje4L/Elgiz Museum of Contemporary Art dans le quartier high-tech de Maslak, une collection privée devenue un musée actif
> Salt Galata, le centre d’art inauguré fin 2011 au sein du siège de l’Imperial Ottoman Bank, pour son architecture, son histoire racontée dans la salle des coffres, ses oeuvres, son centre de recherche et de documentation (restaurant et café) ; ne pas confondre avec sa galerie Salt Beyoglou, proche
> le Centre Arter de la Vehbi Koç Foundation pour l’Art, avec 3 étages d’exposition

 

où aller ?

La visibilité de l’art est liée à la facilité de déplacement, tant la circulation est forte. Par bonheur les deux quartiers principaux sont sur la même ligne de métro, au nord de la Corne d’Or :
> à son embouchure, le vieux quartier de la butte de Galata, au sein du triangle Karakoy, Beyoglou, Taksim
> au nord dans la ville moderne, dans le quartier chic entre Nisantasè et Machka.

 

noeud de communication, l’horrible et vaste place Taksim n’a qu’une seule oeuvre
et sans doute éphèmère dans le petit square qui la jouxte (auteur inconnu)

l’Istanbul Modern Museum :

l’Istanbul Modern (IM) est situé à Antrepo, les entrepôts de l’ancien port reconverti de Karakoy, dans le bas de Galata au bord du Bosphore, le long d’une ligne de tram ; une sculpture de Richard Dicon ouvre la voie :

   

> ici vous aurez un résumé d’un siècle d’art turc, du moderne à l’actuel, mêlant tous les genres avec une très belle qualité artistique : notamment la section "modernes" (1900-1945) montre l’influence de Paris sur l’Association of Independants Painters and Sculptors (fermée en 1950). Les années 90 sont aussi très intéressantes.

<< Ahmet Oner Gezgin : The red frame, 1990
Nur Koçak : Black rose and a kiss, 1990 >>
 

 

   

> cette visite est indispensable pour connaître l’art moderne et contemporain turque, sur tout le rez de chaussée. Les expositions temporaires, photo et art numérique inclus, sont au sous-sol.

> nocturne le mardi, resto design et sympa directement sur le Bosphore

> on regrette les cartels peu explicatifs sur les oeuvres.

 

 

   

le quartier Karakoy-Galata-Beyoglou :

 

étant très pentu, il vous faut optimiser vos déplacements !

 

Ce vaste ancien secteur réunit aussi bien des centres d’art, des galeries de haut niveau (côté Beyoglou) ou des petites galeries d’avant-garde noyées dans les antiquaires de Galata :

 

 

une 1ère demi-journée :

commencez par le magnifique Istanbul Modern Museum ; à proximité nord se trouve le Siemens Art Center qui soutient les jeunes artistes (à voir avant le musée) et 3 grandes galeries situées à son sud-ouest (donc à voir en sortant) : Sumer, Binyl puis Istanbul74 (celle-ci est à côté du meilleur pâtissier Gulluoglou !) ; prolongez par la place Karakoy pour ne pas manquer les extraordinaires salles des coffres des deux banques mécènes : Akbank (au coin de la place) et surtout l’Ottoman Bank (grand immeuble truffé d’art du haut en bas, rue Bankalar, qui abrite son centre d’art Salt Galata ; conseil : prenez l’ascenseur tout en haut et descendez à pied).

   

 

l’ancienne petite salle des coffres
du mécène Akank

 

 

 

 

le hall central du majestueux ancien siège
du mécène Ottoman Bank, transformé
en la fondation d’art Salt Galata
 

en une vraie journée :

deux options pour attaquer les pentes vertigineuses d’un Galata sympa, dont le sud est en boboétisation rapide :

> 1/ option flémarde : montez à Beyoglou (ancien quartier européen) puis redescendre Galata (ancien quartier plus populaire) :

> prenez le funiculaire derrière la place Karakoy pour la place Meydani, faites à pied les 2 km piétonniers de la rue Istiklal où brinquebale un antique tram joliment conservé (évitez le week-end, bondé)
> au début d’Istiklal et la voie parallèle Mechroutiyet (faites des allers-retours) s’égrène un chapelet de centres et galeries plus ou moins intéressants

> puis voyez la Fondation Arter pour l’Art (3 étages), le centre Salt Beyoglou de design et d’architecture, la galerie Borusan Beyoglou...
> léger virage à droite à l’intersection de Yeni, dénichez à droite la galerie NEV dans les étages (qui présentait les hyperphotos de Jean-François Rauzier)
> pas loin à gauche l’immeuble mythique et défraîchi Rumeli Han abrite en vrac le parti communiste et des collectifs d’artistes un peu underground
> continuez par le petit centre Akbank, poussez jusqu’au nostalgique Institut français juste avant la place Taksim
> redescendre par Straselviler...

exposition de Mona Hatoum chez Arter : Kapan, installation en acier et verre, 2012 ; une réflexion sur la fragilité du corps emprisonné

2/ option gaillarde : courageuse et moins touristique :

> grimpez Yuksek puis Galip
> pour voir quelques galeries (si ouvertes), naviguez entre Serdar à droite, Hoka, Tatar
> redescendez Luleci vers l’est pour tomber sur le Centre Rodeo et Depo (2 étages) et le 311 qui sont liés
> indispensable pause-déjeuner au resto sympa avec terrasse qui fait l’angle entre Koumbaracé et Meclis
> juste à l’angle suivant, une ancienne mosquée convertie en centre d’exposition sponsorisé par la Mimar Sinan Fine Arts University

cette mosquée, lieu d’expositions, fête les 50 ans
du célèbre sculpteur turque Yil Mehmet Aksoy

> montez Bogazkesen et ses petites galeries d’art ou design, signe annonciateur des jeunes branchés
> à droite, naviguez dans les petites rues pentues d’antiquaires, échoppes, bistros, ateliers et galeries, surtout à Chukour Couma, Faik, Bostanbachi et Hayriye
> redescendez un peu et à gauche, embouquez sans faillir la ruelle Tomtom (ça ne s’invente pas...) qui n’est pas une impasse mais grimpe brutalement pour rejoindre la fameuse Istiklal où, au coin, se tient la Fondation Arter : la suite est donc sous 1/...

le charmant Centre Culturel Français

 

 
fresque photographiée par Sevim Sancaktar, à
l’expo sur la photo turque à l’Istanbul Modern
si vous entrez au Centre Depo,
êtes-vous sûrs d’en ressortir ?
peu (encore) de graffitis à Istanboul

 

le quartier Nisantasé et Machka :

 

   

au sud de Chichli ce petit quartier s’appelle aussi le "petit Paris" car des galeries de haut niveau côtoient Cartier, Vuitton & Co, le centre d’or étant bordé par les rues Techvikiye, Mim Kemal, et Vali Konagi ; la marque de luxe turque Armaggan y a créé un magasin-galerie de 6 étages (en haut de Abdi Ipechki) : 7000 m2 d’art, design et fashion, en collaboration avec la Turkish Cultural Foundation :

   

A son sud-est jusqu’à la rue Prof. Ersek s’ouvre une aire bobo-chic autour de la petite mosquée Techvikiye Cami. Moins pentu (quoique...) vous y trouvez outre de bonnes galeries parfois sur rue, parfois en étage (comme la Linart Gallery ci-dessus à droite qui exposait le photographe français Matthieu Paley), ainsi que le centre d’art et de design graphique Mili Reasurans à l’intérieur d’un passage moderne menant à des terrasses de restaurants, rue Machka ; bien plus bas sur Said Nedim se trouve la grande galerie Rampa

   

des artistes turcs magnifiques à Nisantasé :

<< la Galerie 44A, traitait du thème du mariage, avec au 1er plan une installation en céramique de Candeger Furtun (Alkislar, 2011) et les fabuleux dessins de Kemal Noyan (2012)

à la galerie Chalabi, les oeuvres de Ruken Aslan sur l’allégorie du radeau de la Méduse >>

 

 

en une petite journée :

> métro Osmanbey, descendez la rue Rumeli ; prendre Valikonachi à gauche, zigzaguez et descendez la rue Prof. Ersek, rezigzaguez à gauche vers la mosquée Techvikiye
> continuez Atiyé (un petit aller-retour en passant sur le sud de la rue Machka) et à droite montez Abdi Ipekchi : en 100 mètres vous quittez les bobos pour les chicos
> en haut, gauche, gauche et redescendez par Mim Kemal

 
le Centre Mili Reasurans proposait des graphismes très originaux...
 

> continuez par Mim Kemal qui contourne le grand parc Machka, prenez le téléphérique sympa qui le traverse
> montez 1 km (vers le nord, donc) en longeant les grands hôtels pour aller vers la place Taksim

 

 

... comme ce logo en forme de labyrinthe cernant le mot Turkey
 

 

ailleurs :

 

le Musée privé Elgiz :

   

le Proje4L/Elgiz Museum of Contemporary Art est une fondation privée logée au pied d’une belle tour de verre violette, proche d’universités et du quartier d’affaire high-tech de Maslak ; accès libre.

 

où est-ce ? en Chine, ce panachage de travaux
et tours de verre, qui change chaque mois ?

 

 

 

l’Elgiz Museum rassemble une belle collection d’oeuvres de la meilleure qualité ; s’il parait loin, il est en réalité facile et rapide d’accès par métro :

 

 

face à face de la Directrice
et de l’Homme en rouge
de Balkenhol

> la tour est visible depuis le métro ITU Ayazaga (toujours la même ligne)
> depuis le métro sortez vers l’ouest, visez la tour (celle perpendiculaire au métro)
> contournez-là et à droite, derrière les sculptures, l’entrée ressemble à celle d’une entreprise.

La Directrice Billur Tansel se fera un plaisir de vous y recevoir, parlant français par ses études d’art à Paris. Ce lieu propose des oeuvres contemporaines de haut niveau de tous pays, avec une bonne présence d’artistes Turcs.

Volkan Diaroglu s’exprime durement, dans ce tableau en relief : A very democratic painting, 2011
 

le Musée privé Borusan :

> le Borusan Contemporary Art Collection, un immeuble-musée, est malheureusement un peu loin en banlieue, à environ 10 km du centre et sans métro mais proche du 2è périphérique au bord du Borsphore ; ce musée privé présente une grande collection contemporaine et des expos d’avant-garde sur 4 niveaux ; il est ouvert au public le week-end. Mais il a aussi une galerie rue Istiklal dans Beyoglou (voir ce plan)

 

le Musée privé Sakıp Sabancı :

> le Sabancı University Sakıp Sabancı Museum est situé à seulement 300m au nord du Borusan, aussi au bord de l’eau ; spécialisé dans les livres d’art et calligraphie, il expose sur toutes les époques.

 

la Centrale Electrique :

   

la Santral Istanbul est loin, proche d’un lieu de distraction au bord de la Corne d’Or, quartier d’Eyup (voir la carte générale) ; vous pouvez y aller en taxi.

Elle accueille souvent -mais pas toujours- des manifestations d’art contemporain ; c’est une curiosité.

 

> assez proche de Santral, côté nord de cette extrêmité de la Corne d’Or, à Hasköyau bord de la rue de front de mer, un énorme dépôt rougâtre, privé, visitable, appelé Galerie 41°-29° dont le panneau très visible (site web en construction).

 

 

 

voir aussi :

> le site de l’Office du Tourisme

> le reportage sur Zaman le premier hebdomadaire franco-turc

 



Où sont les quartiers d'art ?

visites d’ateliers chez Carré d’artistes

les 30 Mai et 1er Juin pour les membres du Club ; qui est Carré d’artistes ?

quand, où ?


c’est la Fête de la peinture dans l’Eure !

dimanche 2 juin, sur 150 lieux : ateliers, fresques, démos, expos, portes ouvertes....

en savoir plus - programme


tableaux de Petits Maîtres

... en vente chez les Atamanes, et des multiples de Grands Maîtres

qui sont les Atamanes ?


 le "Juin d’Art Saint-Germain-des-Prés" :

la fête de ses 100 galeries d’art moderne, contemporain, tribal et design

jeudi 23 mai + ouvert dimanche 26 !


6 jours de Designer’s Days

le jeu de piste du design français et international à Paris

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des services personnalisés pour les artistes et pour les collectionneurs !

 

(Paul Klee, artiste)
l’art doit rendre visible l’invisible

 

(Boris Vian, écrivain)
"Je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j’aime et je trouve ça amplement suffisant"

 

(Martin Berthenod, conservateur)
dire que tout est bon dans l’art contemporain serait aussi bête et naïf que dire que tout y est mauvais

 

(Daniel Buren, artiste)
si le public pense que ceci n’est pas une oeuvre d’art (de moi), alors je peux même être d’accord

 

(Peter Knapp, peintre et photographe)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Jean-Luc Godard, cinéaste)
la culture c’est la règle, l’art c’est l’exception

 

(Tom Newman, artiste)
l’art contemporain est à notre époque ce qu’était le rock’n’roll aux années 60

 

(Serge Poliakoff, artiste)
100 Mona Lisa valent mieux qu’une Andy Warhol

 

(Marc et Josée Gensollen, collectionneurs)
Duchamp a changé notre regard, a consolidé notre conviction : c’est l’idée qui compte

 

(Pablo Picasso, artiste)
dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment le rester en grandissant

 

(Pierre Reverdy, poète surréaliste)
on pourrait découvrir quelques rapports cachés entre l’art et la lâcheté, une certaine déviation d’avidités plus naturelles

 

(André Malraux, écrivain)
l’art est un anti-destin

 

(Friedrich Nietzsche, philosophe)
nous avons l’art afin de ne pas périr de la vérité

 

(Henri Matisse, artiste)
je crois en Dieu quand je travaille

 

(Jean-Marie Le Clèzio, écrivain)
on saura peut-être un jour qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine

 

(Gérard Garouste, artiste)
peindre est une pratique symbolique

 

(Mark Rothko, artiste)
comment peindre après l’holocauste et après Hiroshima ?

 

(André Parinaud, critique)
la nouveauté et l’imaginaire sont les valeurs même de l’expression artistique

 

(Salvador Dalí, artiste)
oh ! si je n’avais pas peur de peindre

 

(Joan Jonas, artiste)
je ne vois pas de différence majeure entre un poème, une sculpture, un film ou une danse

 

(Robert Rauschenberg, artiste)
un tableau se rapproche du monde réel s’il est réalisé avec des éléments de ce monde

 

(Alain Dominique Perrin, collectionneur)
je trouve que l’on a fabriqué en France, depuis Malraux, un clergé culturel

 

(Serge Poliakoff, artiste)
l’abstraction, c’est une espèce d’idéalisme de quelque chose qui n’existe pas

 

(Christian Lacroix, couturier)
quand j’achète de l’art je suis comme les chasseurs préhistoriques qui chassaient pour s’accaparer la force de l’autre

 

(Claude Viallat, artiste)
toute la peinture contemporaine est dans Lascaut

 

(Gérard Fromanger, artiste)
l’artiste est comme un sismographe, le pinceau étant l’aiguille de l’électrocardiogramme

 

(Asger Jorn, artiste)
l’art est une dépense d’énergie sans but précis

 

(Peter Knapp, artiste)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Barnett Newman, artiste)
le premier homme était artiste

 

(Francis Bacon, artiste)
l’art est devenu un jeu avec lequel l’homme se distinct

 

(Valerio Adami, artiste)
je vois que l’art est l’envie de toucher le divin

 

(Daniel Abadie, historien de l’art)
pour le spectateur le tableau reste un objet, pour le peintre il est le lieu d’une action

 

(Aurélie Nemours, artiste)
ce qui est avant la forme, c’est le rythme dont la vie est le secret

 

(Andy Warhol, artiste)
vous voulez tout savoir sur moi ? Regardez la surface de mes tableaux, il n’y a rien derrière

 

(Van Gogh, artiste)
jamais de jaune sans bleu ! (parlant de son art des couleurs complémentaires)

 

(Charles Dreyfus, artiste)
l’art se nique !

 

(Guy Marchand alias Nestor Burma, comédien)
à côté des marchands d’art, les marchands de canons ressemblent à des bouquetières

 

(Marcel Duchamp, artiste)
c’est le regardeur qui fait le tableau

 

(Pius Knüsel, directeur de Pro Helvetia)
un art crédible est un meilleur investissement qu’un art étatique

 

(Fernand Léger, artiste)
un peintre ne devrait pas chercher à reproduire une belle chose, mais faire en sorte que sa peinture soit une belle chose

 

(Jimmie Durham, artiste)
je n’ignore pas que certains pensent que l’art doit être pur, mais la pureté m’ennuie

 

(Alexia Fabre, historienne de l’art)
on est presque toujours vierge face à la création contemporaine

 

(John Armleder, artiste)
si je n ’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place

 

(Richard Leydier, critique)
ce qui a mon sens a tué la peinture abstraite : le bavardage

 

(Henri Rousseau à Pablo Picasso, artistes)
nous sommes les deux plus grands peintres, moi dans le genre moderne, toi dans le genre aztèque

 

(Richard Hamilton, artiste)
pop art is : Popular (designed for mass audience),
Transient (short-term solution),
Expendable (easily forgotten),
Low cost, Mass produced,
Young (aimed at youth),
Witty, Sexy, Gimmicky, Glamorous,
Big business !

(Skki, graffitiste des rues)
l’art rend l’argent plus intelligent

 

(François Pinault, collectionneur, mécène)
vous ne possedez pas l’art, c’est l’art qui vous possède

(Karl Marx, humoriste sinistre)
l’art est un marteau pour construire la réalité

(Leonardo DiCaprio, acteur)
l’art contemporain m’est une source d’inspiration, car il est énigmatique et non dogmatique

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est un outil, un outil pour me confronter à la réalité

 

(Stephane Corréard, curateur)
il est vrai qu’on n’est pas diplômé de l’art, on le devient

 

(Claude Monet, artiste)
je dois peut-être aux fleurs d’avoir été peintre

 

(Max Jacob, écrivain)
l’art est un jeu, tant pis pour celui qui s’en fait un devoir

 

(Valerio Adami, artiste)
l’art est l’envie et le désir de toucher le divin

 

(John Armleder, artiste)
il n’y a pas de mission magique : si je n’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait

 

(Pizzi Cannella, artiste)
la solitude est la condition de l’oeuvre

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
l’art est devenu une des dernière valeur spirituelle de notre société

 

 

(Hector Obalk, critique)
beaucoup trop d’émissions TV parlent de l’art en supposant que vous soyez déjà convaincus

 

(Aurélie Nemours, artiste)
l’oeuvre contient cette discipline spirituelle que la langue serait bien en peine de définir

 

 (Gilles Fuchs, collectionneur)
un pays qui ne soutient pas ses artistes est un pays qui meurt

 

(Jean-Pierre Luauté, psychiatre)
la recherche frénétique de l’objet peut conduire à son entassement et le goût de l’ordre se muer en une obsession du classement

 

(Louis Pons, artiste)
j’ai encore craché un tableau comme un noyau !

 

(Paul-Louis Courier de Méré, pamphlétaire, 1772-1825)
ce que l’Etat encourage languit, ce qu’il protège meurt

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
ce qui compte dans l’art, c’est l’esprit, pas le support

 

(Picasso, artiste)
J’ai tout raté, j’aurai dû être Van Gogh !

 

(Alain Finkelkraut, philosophe)
nous avons besoin d’oeuvres pour dire ce qu’il en est des choses et de nous-mêmes

 

(Miguel Chevalier, artiste)
l’art numérique, pour développer un univers qui n’a pas encore été mis en place

 

(Bernard Buffet)
la peinture, on n’en parle pas, on ne l’analyse pas, on la sent"

 

(Arman, artiste)
je suis un metteur en scène d’objets

 

(Erik Dietman, artiste)
dessiner est une manière de penser

 

(Victor Vasarely, artiste)
l’art est à la portée de tous, si on le montre

 

(Tony Oursler, artiste)
aujourd’hui le simulacre est aussi réel que le reste

 

 

Léon Bloy, écrivain, 1846-1917)
quand le Bourgeois, retiré des affaires, a marié sa dernière fille, il encourage les beaux-arts

 

(Alain Séchas, artiste)
des chats et des martiens, il y en a partout : c’est pour ça que je les dessine

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
dans l’art, l’impossible l’emporte sur le possible

 

(Honoré de Balzac, écrivain)
penser, c’est voir

 

(John Giorno, artiste)
chacun est une déception totale

 

(James Ensor, artiste)
je crois que comme peintre, je suis inclassable

 

(Pierre Soulages, artiste)
pour un peintre, les problèmes qui se posent ... naissent de l’oeuvre elle-même

 

(Gérard Fromanger, artiste)
si vous n’aimez pas l’art contemporain, n’en dégoûtez pas les autres

 

(Pierre et Gilles, artistes)
l’art signifie changer les moralités

 

(Henri Matisse, artiste)
Il est indispensable que l’artiste réduise sa vie au minimum

 

(Pablo Picasso, artiste)
tout ce qui peut être imaginé est réel

 

(Christian Lucas, comédien)
l’art est à l’opposé du dogmatisme (religieux)

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est aussi un mouvement de résistance

 

(Georges Brassens, poète)
trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées !

 

(Andrée Putman, designeuse)
les choses ne bougent que si l’on rêve

 

(Georges Pompidou, collectionneur, mécène)
l’art est l’épée de l’Archange, il faut qu’elle nous transperce

 

(Jean-Luc Monterosso, historien d’art, spécialiste de la photo)
la vidéo c’est comme la photo : une écriture de lumière

 

(Nietzsche, philosophe)
l’art, la beauté, c’est ce qui désespère et console



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