Un jeu pour tester vos connaissances élémentaires !
Cette rubrique a été créée en collaboration avec le cabinet Carbonnier, Rasle & Lamaze à Paris.
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Aucune souplesse n’est prévue par la loi ; une jurisprudence qui semblerait vous être favorable reste fragile car, par son principe, elle peut se voir remise en cause lors d’un prochain jugement.
Attention : un procès est cher, perturbant, chronophage, et souvent stupide :
Notre conseil : cherchez d’abord à négocier ; n’hésitez pas à consulter un avocat spécialisé au plus tôt, avant de décider quoi que ce soit ; mettez votre fierté dans votre poche ! |
l’artificiel se love dans le naturel : sauriez-vous les distinguer ?
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Non !
Certes elle l’est dans le domaine littéraire par une « citation courte » faite dans un cadre polémique, critique, pédagogique, scientifique ou simplement informatif (un article de presse).
Ce n’est pas admis en art plastique : une oeuvre partiellement représentée pourrait être considérée comme mutilée ; vous ne pouvez citer que son nom, ce qui ôte beaucoup d’intérêt puisque le lecteur doit connaître l’oeuvre pour comprendre la citation...
Oui !
Une chance : le droit à l’humour autorise pastiche, caricature, dérision, à condition qu’elle se distingue aisément de l’original. Ainsi Peinado a-t-il parodié une sculpture de Calder en remplaçant les feuilles par des têtes de mort (mais il a cité l’auteur d’origine).
Attention : le dénigrement non fondé est illégal.
Non... et oui !
| Vous pouvez citer une marque en l’accompagnant d’un signe La reproduction en art d’un logo ou signe protégé par le droit des marques est tolérée, si elle n’engendre pas de confusion. Ainsi tout le monde a vu Philippe Perreno reprendre le logo-coquillage de la marque « Shell » (« No ghost, just a shell ») ; quant au travail de Daniel Pflumm, il repose sur l’esthétique du ‘corporate identity’ et a détourné des quantités de marques. |
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De plus en plus faux, à la limite même de la caricature judiciaire !
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> faites attention : une personne est anonyme... jusqu’au moment où elle se reconnaît En savoir un peu plus ? Et rappelons que l’utilisation de données personnelles nominatives est soumise à une déclaration à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), et que les artistes cités ont "un droit d’accès et de rectification des informations les concernant". |
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En savoir un peu plus
?
Et rappelons que l’utilisation de données personnelles nominatives est soumise à une déclaration à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), et que les artistes cités ont "un droit d’accès et de rectification des informations les concernant".
Bien sûr, sinon l’art plastique ne serait pas aussi riche !
Tout le monde sait que Picasso a repris (pour ne dire copié) l’art premier africain, que Lavier a détourné des objets graphiques de BD ; seul un regardeur averti sait différencier un Picasso d’un Braque de la première période cubiste ; plus subtilement : Dufy, de Stael notamment, ont eu une démarche hésitante entre plusieurs influences et Kupka, entre autres, a été un magnifique imitateur dans toutes les tendances de l’époque.
Et rappelons que la parodie, le détournement de symboles (logos...) sont tolérés dans certaines limites.
Mais la frontière de l’abus de droit d’auteur et de la concurrence déloyale peuvent être vite franchies ; c’est la jurisprudence qui alors tranche ou tranchera votre cas ; il faut que vous soyez sincère dans votre démarche artistique et sachiez en apporter les preuves si nécessaire.
Déconseillé !
> la "courte citation" ne concerne pas les oeuvres d’art
> la petitesse de l’image ou sa faible définition pourrait être interprétée comme une dégradation de l’oeuvre et violerait ainsi le droit moral de l’auteur : au moins, obtenez son accord
Les imagettes dans un site web sont tolérées, mais cela n’ôte pas le respect des droits
Les reproductions dans un catalogue de vente judiciaire sont soustraites à l’accord de l’auteur.
Cela dépend :
> oui, si elle n’est pas clairement identifiable (si on ne peut pas reconnaître ses « caractéristiques essentielles ») et qu’elle ne figure qu’à titre accessoire au sujet principal ; mais alors où est l’intérêt de le faire ?
> si elle est nettement identifiable au sein d’un décor, c’est un cas potentiellement litigieux : gare !
> attention : une jurisprudence récente pourrait modifier cette situation (voir droit d’auteur et photographie)
Non, et dangereux !
> le droit ne pas lié à la signature de son auteur, qui n’est qu’un moyen d’authentification de l’oeuvre
> les artistes sont parfois distraits mais savent aussi reconnaître leurs oeuvres en cas de besoin...
> en cas de son décès, si un expert agréé authentifie son oeuvre, le droit d’auteur s’y applique.
C’est plutôt léger !
D’abord c’est une notion anglo-saxonne plus qu’européenne : si vous avez suivi les démarches légales de ces pays, vous y serez protégé ; mais en France cette notion :
> est spécifique et limitée
> ne couvre pas l’auteur
> n’est pas liée à l’originalité de son objet ; bref, elle sert peu en art plastique.
Et attention : l’usage des signes ©, ®, ™ est codifiée, il ne suffit pas d’en mettre un pour s’imaginer être couvert ; mais cela informe le regardeur étranger, de manière simple, que vous avez couvert votre oeuvre.
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