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un artiste "français", qu’est-ce ?
Un constat : il y a un relatif manque de visibilité des artistes français à l’international. Mais cela bouge : pour le montrer, voici un court reflet de l’actualité internationale, par quelques exemples d’artistes français à l’honneur.
Christophe Leroux, 75P, papier-brûlé, 2013, 77x57
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actualité de l’étranger :
> voir ici quelques exemples
bien que revenu en France, Christophe Leroux expose plus aux USA : à la George Billis Gallery de Los Angeles, à la Maximillian Gallery à Miami, et dans les foires ; l’avant-garde y suscite peut-être plus de curioisité ? |
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désigner un artiste par sa nationalité indique que ce créateur a choisi de travailler essentiellement dans cette nation-là, quelle que soit son origine : c’est une désignation culturelle, pas administrative ! Exemples :
> Julio Le Parc n’est pas un artiste argentin mais français, car né en 1928 à Mendoza, en 1958 il s’est établi à Paris où est toujours installé son atelier
> Louise Bourgeois était une artiste américaine, pas française, car : née à Paris en 1911, elle s’est installée à à New York en 1938 et a été naturalisée américaine ; elle y est morte en 2010
> Huang Yongping est un artistes français, car : né à Xiamen en 1954, il l’a quitté pour la France en 1989 (quelles que soient les raisons, il a choisi) à l’occasion de l’exposition Les Magiciens de la Terre à Pompidou ; il est actuellement installé à Paris, sountenu par Kamel Mennour ; il a même co-représenté la France à la Biennale de Venise en 1999.
| Et quand on parle de "Paris", ce n’est pas non plus de l’espace administratif de 2 M d’habitants (l’équivalent d’une moyenne ville chinoise), mais bien de l’espace culturel que forme l’aglomération du Grand Paris de 10 M d’habitants : "Paris est plus une ville de culture que de nature" observe l’artiste Gérard Traquandi. De même quand on parle d’un artiste qui créer à New York, on ne va pas regarder si c’est à Manhattan, Brooklyn ou dans le Bronx... sinon on risque d’oublier un certain nombre "d’américain"... |
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Plus délicat sont ceux qui travaillent de manière durable dans plusieurs pays et sont imprégnés de plusieurs cultures : > par exemple Barthélémy Toguo est installé aussi bien en France qu’au Cameroun (où il a créé une structure d’art) ; mais il a toujours été très mobile : après des études aux Beaux-Arts d’Abidjan, de Grenoble, de Düsseldorf, il n’a cessé de parcourir le monde ; on dira alors qu’il est un artiste Franco-Camerounais (ou l’inverse) et peut-être même "mondialiste" malgré son travail prolixe et international, Barthélémy Toguo s’est donné
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Ainsi nous déplorons que, sur cette interpétation erronée du mot "français", nombre de journalistes ou même de commissaires prennent pour français des artistes qui n’en sont pas vraiment ; auraient-ils par hasard du mal à trouver des artistes qui travaillent en France ? Le même raisonnement est valable pour tous pays
En conclusion c’est la notion même de nationalité qui, attaché à la culture, perd de sa signification de nos jours ; pourtant sur le marché cette qualification conserve toute son importance ; paradoxe...
"Les artistes français encore très largement méconnus sur la scène internationale" : titre Les Echos (1er journal économique francophone) du 20/10/2011, indiquant que dans le haut de gamme le 1er artiste français, Combas, vient en 145è position, suivi de Pierre & Gilles en 167è...
Si les premières places sont squatées par des américains et des chinois, les anglais et les allemands ne sont pas loin : des européens peuvent aussi se faire une bonne place ; pourquoi pas les français ?
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je parle mal anglais (merci aux Beaux-Arts et Universités pour leur désintérêt de cette formation de base...)
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je communique peu, je ne me valorise pas assez dans cette société ouverte (question aussi de formation)
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l’art se bien vend bien à NY, HK... car c’est lié au dynamisme économique, or ici...
> je fais de l’art conceptuel ; mais "l’art français est plus conceptuel alors que le marché international ne l’est pas" rappelle Antoine de Galbert ; alors on se pose la question de la pertinence des politiques des Ecoles, de l’Etat et des curateurs français qui poussent au conceptuel et aussi à d’invendables installations...
> de culture française, j’ai un complexe vis-à-vis de l’argent, voire des marchands d’art, ces siphoneurs !
> bon, eh bien, comme pour être vu en France il faut d’abord l’être ailleurs, je pense que je vais me barrer et tant pis, je ne serais plus un "artiste français" ! (ce qu’ont déjà fait bien des artistes d’origine française...)
Pourtant la valeur artistique des "français" est reconnue élevée par les étrangers qui les connaissent : ils ne méritent pas ces écarts !
rien n’est définitif, bien des acteurs concourent à promouvoir les artistes vivant en France, notamment :
Miguel Chevalier a son atelier à Ivry ; ce pionnier de l’art numérique interactif est connu dans le monde entier ! |
> le soutien de mécènes se renforce, grâce aux réformes juridiques et fiscales de 2010-11, dans une perspective d’engouement pour l’art > les initiatives publiques ont été maintenues même pendant la crise : Paris s’est élevé à la hauteur de Londres ou New York, par de grandes expositions avec une bonne part d’artistes français > certaines représentations à l’étranger se démènent (pas toutes !) comme l’Institut Français, l’Alliance Française, mais de manière dispersée car la réforme du soutien à l’étranger opérée en 2011 a avorté : la culture ne dépend toujours pas de son Ministère mais des Affaires Etrangères, puissantes mais peu compétentes dans le domaine de l’art |
> l’ADIAF (Association pour la Diffusion Internationale de l’Art Français) monte en puissance et accentue la visibilité des artistes contemporains vivant en France, avec le soutien du Centre Pompidou
parlons donc des artistes vivant en France mais vus à l’étranger ! Quelques exemples en cours (à suivre...) :
selon l’indice ArtIndex (Journal des Arts et Artfacts.net) fin avril 2013, qui évalue la visibilité des artistes dans le monde, seulement 6 "artistes français" sont parmi les 100 premiers.
> Anri Sala vient en 35ème position et Christian Boltansky en 42ème
> les autres sont François Morellet, Daniel Buren, Sophie Calle et Pierre Huygue ;
les plus présents au tableau sont les américains, allemands ; il y a le même nombre de Suisses que de Français, bizarre tout de même...
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> "Tout Va Bien" pour Thomas Agrinier, qui expose à Leipzig en solo et sous ce titre prometteur, défendu par la Galerie Estace et soutenu par Almanart ; du 04.05.13 au 15.06.13 Son regard d’enfant toujours optimiste voit notre monde curieux dans une "déformation de l’espace-temps au rythme cartoon"
Thomas Agrinier, Tout va bien, 2013, 190x150 |
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"Ceci n’est pas" à Los Angeles, décembre - avril 2013 :est la première édition du festival franco-américain Ceci n’est pas à Los Angeles, organisé par l’Institut de France, destiné à se renouveller. Il groupe 100 artistes actuels des deux pays dans des lieux variés : galeries et centres d’art comme le Hammer Museum, avec des événements, tables rondes, etc > Bernard Pifaretti y expose à la Galerie Cherry and Martin ; ses dyptiques sont toujours symétriques, expliquant sur son site que "la reprise acte par acte sur la 2è partie du tableau, ne peut que produire un état imparfait qui montre avec plus d’efficacité l’image de la peinture" Bernard Pifaretti, ST, 2012, 260x200 |
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French May à Hong-Kong, avril - juin 2012 :le French May 2012 Program, supporté par le Consulat Général de Hong Kong and Macao, montre toute une série d’artistes dont plusieurs plasticiens : > notamment Marlène Moquet se voit accueillie en solo par la galerie Feast Projects de Ap Lai Chau (Hong Kong), avec un article dans le South China Morning Post, > et Pascal Maljette est à la Galerie du Monde à Macau (voir aussi : l’art à Guangzhou et Hong-Kong) Marlène Mocquet, La tribu des 4 soleils, 2011 ; |
Art Souterrain à Montréal, février - mars 2012 :Montréal ne se gêle pas en hiver ! Lorsque les rues se couvrent de neige et les trottoirs de verglas, une vie active fait vibrer son grand réseau souterrain à caractère commercial et de communication, une toile qui fait un lien invisible en surface entre les quartiers du centre. > le Festival Montréal - Art Souterrain 2012 consacre deux zones de ce réseau à l’effervescence artistique française, avec 27 artistes représentatifs et 2 commissaires. Anita Molinero y installe cette oeuvre qui |
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les
30 Mai et 1er Juin pour les membres du Club ; qui est Carré d’artistes ?
dimanche 2 juin, sur 150 lieux : ateliers, fresques, démos, expos, portes ouvertes....
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la fête de ses 100 galeries d’art moderne, contemporain, tribal et design
jeudi 23 mai + ouvert dimanche 26 !
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