| |
artiste, quelle démarche dois-je suivre pour la mise en vente de mes dessins ? Faut-il les expertiser afin de leur attribuer une cote (NDLR : ou fixer un prix de vente) avant une mise en vente, en galerie ou aux enchères ?
il faudrait parler de prix et non de cote, qui est le résultat statistique établi en ventes aux enchères ; "créer" une 1ère cote est en fait décider d’un prix qui, finalement, devra être reconnu par le marché ; et "décider" signifie se mettre d’accord avec une galerie ou une maison de vente.
Pour un artiste non cotée, vous pouvez fixer le prix comme vous voulez avec ou sans un avis extérieur car en définitive c’est le marché qui sera l’arbitre : ou vous vendrez et le prix est bon (ou trop bas), ou vous ne vendez pas et il est trop haut. Mettez vous d’accord avec un agent ou une galerie, ou pour les enchères avec un expert pour un prix de réserve ; il faut bien écouter le conseil de ces professionnels et rester raisonnables si vous n’êtes pas déjà connu.
Une "expertise" est soit un constat d’une cote qui existe réellement (au sens statistique), soit un accord raisonnable pour mettre en vente une oeuvre donnée d’un artiste donné à un moment donné ; attetion, il existe des circuits parallèles : fausse vente pour faire monter une cote (ça ne tient pas longtemps...), répertoires bidons de cotes qui sont décrétées par les artistes eux-mêmes...
Vendre aux enchères est une bonne idée : consultez les maisons de ventes dans votre région, il y a toujours et dans toute la France de petites ventes de qualité assez courues ; elles acceptent de vendre directement les artistes qui se présentent, à condition de passer par leur expert qui filtre pour écarter les invendables et donne de bons conseils ; le risque est faible car le commissaire cherche toujours à satisfaire ses clients qui sont les vendeurs (et non les acheteurs), donc ils vous suggéreront un prix de mise en vente correct ; si la vente ne se fait pas ils ne toucheront pas leur part sur votre vente et vous, par contre, perdriez le montant des frais ; la méthode est toujours la même, décrite dans almanart
attention : si cette question doit être personnalisée et plus précise, Almanart peut faire une étude plus approfondie : voir nos services
je me suis inscrite sur un site internet pour montrer et vendre mes oeuvres, pourriez-vous en parler par exemple dans votre choix de sites ?
Almanart est un media d’information, aussice site ne pourrait y figurer qu’à titre de publicité et non dans une rubrique (ici : "choix de sites") libre de toute pub, quelle que soit la qualité de votre production ; cette nuance existe dans tous media, y compris les journaux.
Mais votre demande et remarque est intéressante car elle montre le problème que peut poser à un artiste le fait de figurer sur un site d’hébergement payant sans filtrage qualitatif.
Vous pouvez aussi monter votre propre site, ce qui est aisé s’il reste simple, l’important étant juste d’être visible ; attention la mise à jour devra aussi être régulière.
je veux créer un site de vente des tirages numériques : puis-je faire l’économie d’un avocat pour le contrat-type et les questions juridiques ?
NDLR : cette question nous parait intéressante car certains s’imaginent qu’ouvrir un site commercial est une prolongation du simple geste de vendre sur ebay & Co...
le commerce n’est pas une activité sans risque :
> vendre sur internet est une VPC soumise à cette législation ; almanart a résumé les droits des consommateurs, il faut donc que vous soyez capables d’y pourvoir : réfléchissez-y bien...
> demandez à votre Chambre de Commerce, très bon conseil même si elle n’est pas spécialisé en art, pour dégrossir et vous former, aussi bien dans le commerce, la gestion internet, les éléments basics du droit, etc
> dès que vous passerez à une vitesse supérieure (celle qui vous fera passer certains seuils d’activité légaux, de fiabilité et de rentabilité) tous les éléments se poseront différemment et un avocat ou conseiller juridique sera indispensable.
je suis artiste travailleur indépendant et face à la difficulté de vivre de ma pratique je voudrais créer un service de location/vente d’oeuvres photographiques :
- dois-je garder mon statut où par exemple passer en micro-entreprise ?
- les oeuvres louées peuvent-elle être des copies ?
- me sera-t-il possible de les vendre, par la suite ?
c’est une bonne idée, mais vous ne serez pas seul, sachant qu’est aussi courante la location pour les entreprises par des professionnels et agences ; quelques adresses au hasard :
> http://www.bsip.com/fr/cgv.php
> http://www.snapig.com/fr/pages/conditions/centre.html
> http://www.guidecadhi.fr/public/
fournisseur-hotel-nicolas-brogne-
artiste-photographe-decoration-fleurs-
et-oeuvres-d-art-1346.html (si, si... !)
> comme travailleur indépendant, vérifiez si vous avez le droit de vendre à grande échelle, normalement vous êtes limité à faire des prestations, les ventes ne devant être qu’accessoires ;
> des copies ? bien sûr si vous avez les droits et/ou en êtes l’auteur
> la plupart de ceux qui louent des oeuvres d’art, quelles qu’elles soient, proposent aussi de les vendre, même si un locataire veut en fin de compte l’acheter déduction de la location déjà faite. Bonne réussite !
marchand d’art, puis-je proposer une rémunération "au tirage vendu" qui comprendrait aussi l’achat des droits d’exploitation d’une image ?
Dois-je acheter ces droits sur toutes les utilisations possibles de l’image ?
Y a-t-il un cote officielle pour ce type d’achat de droits ?
oui, si vous êtes tous deux ok, acheteur et vendeur, pour ce type de rémunération ; mais il y a obligatoirement cession du droit d’exploitation ; celui-ci peut être exclusif (ou non) donc comprendre toute autre utilisation commerciale ; cote officielle ? non, même aux ventes aux enchères où une cote est reconnue, elle n’est pas pour cela "officielle" : il y a des habitudes du marché (le % de rémunération...), comme dans tout commerce.
Pour l’établissement d’un contrat d’exploitation, il y a des lois générales qu’il faut respecter : renseignez-vous auprès d’une Chambre de Commerce ; comme on est heureusement dans un régime libéral : si deux personnes physiques ou morales (entreprise) sont d’accord sur les termes d’un contrat qui ne vont pas contre ces lois, elles peuvent signer ce qu’elles veulent !
A toutes fins utiles rappelons que le code du commerce prévoit entre autre qu’un contrat, pour n’être pas caduque, doit être aussi limité dans le temps et dans l’espace.
NDLR : de nombreux messages nous parviennent tels que : "vous pouvez voir mon travail sur mon site et je serais heureux que vous puissiez le citer (etc)" ; ou : " je serais très heureux de figurer dans votre page artistes "
quelques artistes illustrent almanart qui, par ailleurs, n’a pas vocation d’héberger des d’artistes ; notre but est d’offrir une vue large et de qualité de l’art contemporain notamment français ; il y a 2 cas :
> certains plasticiens nous ont cédé par écrit un droit d’illustration d’une ou deux oeuvres afin de promouvoir leur art tout en respectant leur droit d’auteur
> nous contribuons à faire connaitre quelques artistes dont le travail nous a paru particulièrement intéressant et que l’histoire quotidienne nous a fait rencontrer ; ceux-ci ont soit une page spécifique soit quelques oeuvres qui circulent dans nos pages ; aucune rémunération ne leur est demandée (c’est contraire à nos principe) mais un échange de services peut être réalisé
je cherche les lieux , salons ou foires consacrés aux estampes où je pourrais m’inscrire, montrer et vendre mon travail
voici ceux que nous avons répertoriés pour votre région en Id F :
> xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
> une page d’Almanart est consacrée aux salons, pour dégrossir votre recherche
attention : pour ces questions personnalisées, Almanart fait une recherche rapide et tente de répondre ; sinon, ou en plus, une recherche plus approfondie peut être faite par Almanart : voir nos services
je suis un peintre qui tente de montrer son travail et qui, par naïveté ou inconscience, s’est trouvé confrontée avec des galeristes loueurs de cimaises ou de soit disants experts qui ne prennent pas la peine de regarder mon travail ; pas étonnant que des artistes se tournent vers les galeries on-line, où ils peuvent maitriser leur image NDLR : plusieurs courriers de ce type nous parviennent
vous avez raison d’utiliser internet comme média de com’, impensable de n’y être pas ! cela étant :
> 1° il y a beaucoup de galeristes même loueurs de murs qui soutiennent honnêtement les artistes, s’ils sont bons ; attention de ne pas généraliser
> 2° les galeries sont submergées de demandes et, comme les éditeurs, se lassent parfois de répondre gentiment (c’est inexcusable, et une mauvaise éducation bien française)
je suis professionnelle photographe : pour vendre dois-je... :
> pour un exemplaire original : indiquer au dos de la photo le numéro de l’Epreuve d’Artiste, à côté du numéro attribué (par exemple 2/8) ?
> joindre un certificat d’authenticité ?
réponses dans l’ordre :
> numérotez aussi bien les EA que les autres tirages... les EA devraient l’être mais je ne l’ai que rarement vu ; si c’est un tirage original non-EA, ne pas mentionner les autres EA au dos, on ne comprendrait plus ; en définitive on ne doit mettre qu’une seule mention : respectivement EA 2/4 et 3/8, par exemple
> oui, surtout en photo où les appellations sont assez nombreuses pour tromper l’amateur peu informé ; il faut préciser si c’est un original du vivant de l’artiste, ou un "vintage" fait sous son contrôle, ou un retirage postérieur, d’où vient le négatif si c’est un argentique, etc ; l’artiste vivant n’y pense pas toujours, mais il aura une descendance et/ou des tiers (éditeur, imprimeur) après lui
> rédigez le titre "Certificat de Vente" puis une phrase comme : "désignation (tirage numérique, tirage argentique, technique mixte...), nom d’artiste, éventuellement nom du labo, type de support (papier X, alu...), dimensions, endroit de la signature, date de création, n° du tirage sur une série de X, vendu par, lieu, date" et s’il s’agit d’une pièce rare et/ou chère, son pédigree (expos, documentation où elle figure, acquéreur antérieur...) ; le prix de vente HT peut soit y figurer soit (c’est mieux) figurer dans une facture à part reprenant les termes principaux du certificat (les éléments pouvant être répétés au dos de la photo)
puis-je vendre une épreuve d’artiste (EA) quand j’ai vendu les 8 autres exemplaires originaux ? NDLR : question valable pour tous médias
oui, car c’est aussi un original en termes du droit ; se rappeler tout de même qu’une EA est un essai que l’artiste déclare EA car il l’estime valable comme oeuvre, même s’il diffère légèrement des autres exemplaires originaux ; normalement les EA devraient être limitées à 2 et numérotées, surtout ne pas être dupliquées pour faire de la monnaie en contournant l’appellation d’original... Que l’acheteur veille aux coquains...
|