voir cette expo dans de bonnes conditions !

 

 

Foule, attente, chaleur... L’environnement influence l’agrément !
Choisissez le moment de votre visite, ne soyez pas mouton.
Voici quelques trucs d’un vieux routinier des planchers.

 

 

 

où voir cette oeuvre inspirée du street art,
de Dize ? 2010, gouache et aérosol
(courtoisie gal. Adodart)
clic=zoom
> voir aussi : "comment observer une oeuvre"

 

> accueil d’Almanart

> toutes les fiches pratiques

> réagissez à cet article

 

 

 

nos trucs :

> c’est la foule dehors :
l’appréhension de l’interminable attente, avant même d’aller poiroter, vous tue l’envie d’y aller... Comment faire ?
 - choisissez les nocturnes : dans tous les musées qui respectent leurs visiteurs, il y a une nocturne par semaine ; allez-y en calculant : visiter l’expo. vous prend 2 heures, moins 1/4 d’heure pour sortir, moins 1/4 d’heure de queue (voire zéro) : donc pointez-vous à l’heure de fermeture moins deux heures et demi ; ça marche à 95% du temps
 - sinon choisissez l’heure du repas : soyez athée, snobez le rite de 13h par un sandwich à manger dans la queue, il y a moitié moins de monde
 - optez pour les jours creux : si le week-end c’est l’horreur, sauf le dimanche fin d’après-midi, lundi est un très bon jour (attention : une partie des musées ferment le lundi, l’autre le mardi) ; le vendredi soir aussi, surtout si le week-end s’annonce beau.

   - et le coupe-files ? Très bien car il évite la queue en entrant par un endroit différent (sauf aux Musées de la Ville de Paris, toujours en retard d’une génération...). Mais il faut vous y prendre d’avance pour acheter une carte d’abonnement, qui est parfois liée à l’adhésion à l’association des "amis de". Ce n’est pas gratuit, mais les cartes sont amorties généralement après la troisième exposition. Certaines cartes permettent d’avoir des réduction en d’autres lieux, par des ententes entre musées (par exemple entre Orsay et le Louvre)  
Judith Benhamou-Huet, critique :
la multiplication...des images qu’on voit partout... aurait tendance à nous faire oublier une vertu principale de la peinture : pour la ressentir il faut la voir en vrai
[Les Echos juillet 09]

 - les inscriptions d’avance ne permettent pas d’éviter une queue, sauf si une entrée spécifique est réservée ; l’interdiction d’entrer sans pré-inscription, qui minimise efficacement les queues, est peu pratiquée à Paris. Les cartes étudiants, celles des amis de la fanfare de Pimpol, ne permettent pas non plus de sauter la queue...

> c’est la foule dedans :

  à éviter absolument : commencer par la 1ère oeuvre pour finir par la dernière, en suivant sagement la mini-file consciencieusement plantée devant chaque oeuvre : vous aurez l’assurance de doubler votre temps de trajet et de zapper la fin de l’expo par lassitude...
Dans une salle il y a toujours, à un moment donné, une ouverture vide de spectateurs devant une oeuvre pendant une minute ou deux, car la loi stochastique régissant les foules le veut ainsi ; profitez-en pour voir cette oeuvre-là en vous dirigeant directement dessus à cet instant précis ; avec un peu de chance vous l’aurez même une 3ème minute à vous, par votre simple présence devant
 
parisiennes visitant la dernière expo à la mode


> évaluez la taille de l’expo...
...pour être sûr de bien la finir ! La lenteur de la foule, la fatigue, l’oubli d’avoir posé votre lourd manteau, font parfois que vous abandonnez l’expo. avant la fin ; dommage... illustration : à l’Art du Sacré à Pompidou au printemps 2008 où la trajet labyrinthique ne permettait pas de juger de son immense ampleur, plusieurs ont été surpris et n’auront jamais vu la fin.
Consulter le plan de l’exposition, au bout de quelques minutes regardez où vous en êtes, jetez un coup d’oeil plus loin pour vous rendre compte ; éventuellement allez directement vers ce qui vous intéresse.

 

 

 

des suggestions :

> la lumière et la topographie :
parfois, surtout pour les photos, l’expo. est gâchée par des interférences lumineuses ; illustration : Gursky à Beaubourg en 2002 a été torpillé par les reflets des baies sur ses murs parallèles aux baies, alors que la même présentation au MOMA de New-York en salle close était sublime ; pour éviter les problèmes d’un accrochage d’oeuvres sous verre, ne visitez qu’au crépuscule et dans des salles peu lumineuses

> l’accrochage :
nous reprochons à la quasi-totalité des commissaires d’oublier qu’ils ne travaillent pas pour eux mais pour nous : qui peut visiter une expo. tout seul dans la salle ? Ainsi, placer un tableau à hauteur de vue est une sottise : les gens se collent devant et la visibilité se réduit à leur dos, passionnant… Anecdote : au Grand Palais en 2004 une toile était placée à 2,5 m. de haut et légèrement inclinée (c’était systématique au Louvre autrefois) : c’était la seule correctement visible ! Et incroyable mais vrai, le commissaire a cru utile de préciser sur un cartel que c’était à la demande expresse du prêteur ! Il y a des leçons (ou autre chose) qui se perdent…

> la scénographie :
la mise en scène, outre son rôle didactique, conditionne la lisibilité des oeuvres ; trois exemples : l’exposition de Staël à Beaubourg en 2003 a su présenter parfaitement des tableaux très petits à côté d’autres très grands ; le MAM-VP sait remarquablement profiter de ses salles biscornues ; mais l’exposition Modigliani au Musée du Sénat en 2003 était infréquentable par entassement des tableaux et affluence permanente : abstenez-vous de faire la queue pour ne rien voir, zappez l’expo.

> les explications :
les cartels et les panneaux d’introduction sont indispensables pour comprendre une exposition ; mais combien de fois ceux-ci sont-ils placés dans un endroit de passage, ou mal éclairés et décalqués noir sur gris (totalement illisibles au Musée du Luxembourg pour la collection Bernardo, l’automne 2008), ou lisibles que pour les handicapés ? Qu’apprend-on donc aux commissaires dans les Ecoles d’art ? N’hésitez pas à vous plaindre dans le Livre d’Or ou par mél, si personne ne dit rien il ne se passera rien non plus

> l’environnement de l’œuvre :
certaines y sont sensibles (installations, vidéos, sonorisation…) ; exemples de contraintes : lumière tamisée, positionnement précis du spectateur, besoin de son intervention, nombre limité de personnes, etc ; mieux vaut vous renseigner d’avance des conditions et horaires de fonctionnement, d’une pré-inscription éventuelle...

 

  Respectons les autres !
Horripilant ce grossier, cette étourdie ou cette bande de bavards-intello-m’avez-vous-vu qui se plantent devant vous du fait que votre nez n’est pas incrusté dans l’œuvre ; ne leur rendons pas leur pièce : nous aurons l’élégance de passer derrière les regardeurs



Plan du site | Imprimez Imprimer | Contact Contact Almanart | Favoris Mettre Almanart en favoris | Aide Aide Almanart | Lien coupé Signaler un lien coupé sur Almanart | Envoyez à un ami Envoyer cette page Almanart à un ami |  RSS 2.0 Suivre la vie du site
Toute copie ou utilisation non autorisée du contenu ou du style est contrefaçon ; le site est régulièrement redéposé à l'APP
Almanart est une marque déposée ;
lire la suite...   
Jmtconseils, référencement web, audit marketing Internet
Réalisations Jmtconseils

Jean-Marc TORA - Stratégie Internet - Référencement - Web marketing - Jmtconseils

Le "Petit Mot"
Abonnez-vous :

10 newsletter/an, gratuit