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voir aussi la fiche pratique : "comment observer une oeuvre"
nos suggestions :
> l’horaire :
il conditionne l’affluence ; alors exploitez deux horaires préférentiels : soit de 12:30 à 14:00 en zappant le sacro-saint repas, soit 2 heures avant la fermeture, surtout aux nocturnes ; fuyez les ouvertures et inaugurations, évidemment
> la lumière et la topographie :
illustration : une exposition Gursky à Beaubourg a été torpillée par les reflets des baies sur ses murs trop parallèles, alors que la même présentation au MOMA de New-York en salle close était sublime ; moralité : pour éviter les problèmes d’un accrochage mettant face aux fenêtres des oeuvres sous verre, ne visitez qu’au crépuscule
> la scénographie :
son importance croît avec l’interdisciplinarité des oeuvres, leur fragilité, les techniques et matériaux utilisés ; la mise en scène, outre son rôle didactique, conditionne la lisibilité des oeuvres ; trois exemples : l’exposition de Staël à Beaubourg a su présenter parfaitement des tableaux très petits à côté d’autres très grands, le MAM-VP sait remarquablement s’accommoder de ses salles biscornues, mais l’exposition Modigliani au Musée du Sénat était infréquentable par entassement des tableaux et affluence permanente : abstenez-vous de faire la queue pour ne rien voir
> l’accrochage :
nous reprochons à beaucoup de commissaires d’oublier qu’ils ne travaillent pas pour eux mais pour nous : qui peut visiter une exposition tout seul ? Ainsi, placer un tableau à hauteur de vue est une sottise égoïste : les gens se collent devant et la visibilité se réduit à leur dos, passionnant… Anecdote : au Grand Palais une toile était placée à 2,5 m. de haut et légèrement inclinée (comme au Louvre autrefois) : c’était la seule correctement visible ! Et incroyable mais vrai, le commissaire a cru utile de préciser que c’était à la demande expresse du prêteur ! Il y a des leçons (ou autre chose) qui se perdent….
> la foule :
dans une salle il y a toujours, à un moment donné, une ouverture vide de spectateurs devant une oeuvre pendant une minute ou deux, car la loi stochastique régissant les foules le veut ainsi ; profitez-en pour voir cette oeuvre-là en nous dirigeant directement dessus à cet instant précis ; avec un peu de chance vous l’aurez même une 3ème minute à nous, par votre simple présence devant ; conclusions : il n’y a pas que les poivrots qui zigzaguent dans une salle
> l’environnement de l’œuvre :
certaines y sont sensibles (installations, vidéos, sonorisations…) ; exemples de contraintes : lumière tamisée, positionnement précis du spectateur, besoin de son intervention, nombre limité de personnes, etc ; mieux vaut vous renseigner d’avance des conditions et horaires de fonctionnement, d’une pré-inscription éventuelle...
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