Pourquoi acheter une oeuvre d’art ? Les Psychologues avancent plusieurs mécanismes :
> s’ approprier l’art (savoir-faire, culture) par l’intermédiaire d’un objet
> perpétuer la mémoire d’une émotion, d’une impression (comme par une photo de famille)
> faire entrer chez soi le rêve, l’imaginaire, avec sa liberté
> satisfaire un besoin esthétique, comme façon d’être (l’oeuvre entre dans la décoration)
> compenser un regret de ne pouvoir en faire autant, de n’être pas artiste soi-même
> se faire interpeller, remettre les choses "au carré", par une oeuvre jugée forte
> faire valoir sa propre originalité, son intelligence, voire sa capacité financière...
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acheter dans les galeriesRechercher, découvrir, hésiter, dialoguer avec des gens heureux de partager leur passion, ceci sans plus d’obligation que dans un magasin... : pourquoi se priver de ce petit cérémonial, voie du nécessaire compromis entre les élans du coeur et la rigueur de la raison ? |
En compensation de ses services, une galerie prend une marge (brute) de 40 à 60% (50% en moyenne) du prix de vente d’une oeuvre, selon les engagements pris avec ses artistes, le niveau de ses charges (la mise en scène de certaines vidéos ou installations est chère) et selon la probabilité de vendre, qui dépend du succès de l’artiste et de la "rareté" de sa production face à la demande. Les taxes sont incluses dans le prix de vente.
Compte-tenu du travail fourni cette marge est normale, et 50% avant frais et charges pour la partie commerciale est une constante de tous commerces
Sans le travail d’une galerie vous n’auriez probablement jamais entendu parler de l’artiste qui vous plait ; sans elle, la notoriété de cet artiste ne pourrait évoluer et sa cote peu de chance d’augmenter. Et le jour où ou vous songerez à revendre une oeuvre ou l’échanger, elle pourra peut-être vous aider. A long-terme il y va de votre intérêt.
C’est un peu cher ? si les conditions le lui permettent, si manifestement vous devez faire un effort financier pour votre coup de coeur, demandez à la galerie de vous aider ; elle pourra vous consentir 5% à 15% de rabais (variable selon le contexte économique) ou vous proposer des paiements échelonnés en 2 ou 3 fois sans frais.
Payer en espèces ni vu ni connu pour un plus fort rabais ? peut-être mais franchement déconseillé ! vous accumulerez les inconvénients cachés : pas d’assurance faute de certificat, aucun recours en cas de vol ou de faux... et si dans 10 ans la cote de l’artiste est haute, votre oeuvre sera plus difficilement vendable parce que non répertoriée...
Soyez attentifs et pas trop naïfs car fixer des prix est une pratique approximative : les artistes émergents sont introduits "au feeling" faute de cote, et ceux des artistes connus varient d’une galerie à l’autre ; exemples vécus : une oeuvre de Lartigue vaut exactement deux fois moins chez X que chez Y ; une galerie "amicale" a bien voulu céder à un ami peu connaisseur une huile au double de son prix "objectif"... ; cas extrêmes et rares car le milieu est plutôt sain, mais nous vous adjurons de connaître un peu les prix, d’avoir un brin de bon sens, de marchander un peu, de vous informer sur les cotes, de consulter un expert, un autre galeriste, une relation compétente , ou adressez-vous à almanart, on pourra vous aider.
Pour repérer les galeries, voir où aller ou consulter notre sélection des expos en cours, classées par quartiers.
En conclusion dans une optique à long terme, l’achat en galerie est le meilleur compromis et le plus souple moyen d’assumer un coup de coeur ; c’est aussi le moyen le plus décontracté car vous avez le temps de réfléchir, et le moyen le plus sympathique par la balade qu’il impose, le plaisir de la découverte, et souvent la qualité du contact humain.
acheter directement à l’artistePratiquée continûment cette démarche mono-culture n’est pas propice à vous ouvrir l’esprit ; et si vous voulez valoriser votre collection, c’est toujours risqué de mettre tous ses oeufs dans le même panier. Mais il y a des avantages : |
> 1er cas : vous connaissez l’artiste qui est un voisin, un ami ou qui vous est présenté ; c’est une solution de facilité pour ceux qui ne souhaitent pas courir les galeries ou les ventes, qui ne savent pas bien ou ne veulent pas chercher. Si l’oeuvre plait, pourquoi pas et c’est peut-être une sage façon de commencer à côtoyer le milieu des collectionneurs, même à petite échelle.
> 2ème cas : vous soutenez un artiste que vous connaissez bien ? C’est une démarche personnelle des plus estimables.
> 3ème cas : vous participez à une "journée porte ouverte" organisée dans un quartier, par une association d’artistes..., excellente occasion de balade-découverte, offrant de voircomment travaillent les artistes (mais ils auront fait de l’ordre et ne seront pas en activité). Attention : il y aura du meilleur et pas mal de pire : les artistes très occupés et n’ayant pas le couteau sous la gorge, ceux au contraire sous contrat n’ouvriront pas leurs portes. Ayez aussi assez de caractère pour entrer, discuter, et repartir sans achat. Mais le connaisseur en quête d’auteur sauront, avec un peu de chance, faire une découverte.
> 4ème cas : l’artiste vend en direct dans une foire : ce cas est traité ci-après ; ses prix tiendront compte des frais qu’il aura eus, d’inscription, de location de surface voire de transport.
Dans tous les cas demandez un certificat (en cas de vol, etc).
En conclusion l’achat direct est une solution de facilité valable dans une situation particulière, moins chère qu’en galerie ou en salon ; mais elle ne concerne pas non plus le même marché, pas celui du haut de gamme. Si votre achat est un acte unique, pas de regret. Si c’est un soutien d’artiste : bravo ! Sinon, ce n’est pas une voie systématique raisonnable.
Lorsqu’elle est le moyen de court-circuiter galeries et salons, nous désapprouvons cette démarche déviante, car elle suppose que celui qui la pratique contacte discrètement l’artiste et que celui-ci joue ce même jeu. Le risque est fort pour les deux acteurs.
acheter dans les foires et salonsIl y a deux types de manifestations : celles où ce sont des intermédiaires professionnels qui vendent, celles où les artistes vendent directement ; ces deux types de manifestations sont aussi bien nommées "foires" que "salons". Normalement on ne vend pas dans les salons, mais les deux termes souvant se confondent... |
ce qui diffère est le mode de vente : dans certaines foires ou salons les artistes vendent en direct ; ce sont aussi ceux qui parfois louent une galerie pour être vus ; les artistes consacrés sont toujours représentés par des intermédiaires.
Ce qui ne veut pas dire que les ventes directes soient forcément de moindre qualité, mais elles concernent beaucoup d’artistes émergents non cotés, dont l’un sera peut-être une future valeur ; ce sont deux marchés complémentaires qui, pour vous acheteur, méritent des démarches distinctes : l’une de découverte, l’autre de confirmation.
Il y a 4 publics, mais qui se cotoient peu du fait des horaires d’admission et du nécessaire cloisonnement commercial, de plus en plus sélectif et contrôlé :
> les VIP (Very Important Portefeuilles (sic)) sont ceux qui, réellement, justifient les salons internationaux comme outils commerciaux ; ne vous y trompez pas : sans eux, il n’y aurait ni salon, ni art et vous, acheteur, n’auriez rien à voir... circulez ; parmi eux sont les entreprises mécènes, qui heureusement sont de plus en plus nombreuses en Europe
> les pros de l’art qui font leur business relationnel, plus la presse (journées professionelles ou de presse)
> les acheteurs lambda mais constants, qui se voient invités aux "vernissages publics"
> les journées grand public, payantes.
Avantages d’acheter dans les salons et foires : vous êtes anonyme et décomplexé, vous demanderez facilement un renseignement ou un prix, cela n’engagera à rien (mieux : les anglo-saxons ont, eux, l’obligeance de mettre le prix sur les étiquettes) ; vous aurez un choix vaste, en une tournée de 2-3 heures vous aurez un panorama de la situation de l’art, des idées d’achat concurrentes et ressentirez plus d’indépendance.
Mais il vous faudra accepter quelques sérieux inconvénients : la foule interdit toute sérénité, voire l’observation sereinne des œuvres, la fatigue finit par troubler la fête, les lieux ne sont pas toujours romantiques, la décision d’achat doit être rapide (vous ne reviendrez pas) et vous regretterez peut-être votre impulsivité... ou votre indécision. Les coups de coeur sont bienvenus.
Attention : ces foires exacerbent la mode en cours ; restez attaché à vos convictions, votre goût et votre bon sens ; par exemple la photo est devenue en l’an 2000 un "phénomène de mode" et les prix se sont envolés, pour retomber un peu ensuite. Lors de votre choix posez-vous au moins ces 2 questions :
> quelle notion d’originalité s’applique à l’oeuvre convoitée ?
> son prix est-il normal ou "conjoncturel" (sa cote sera-t-elle stable) ?
Les prix pratiqués sont généralement les mêmes qu’en galerie et vous pourrez négocier 5 à 15%.
Vous êtes passionné, vous êtes patient, curieux, vous avez le temps ?
Allez donc dans les foires de second rang, dites "off", ce qui signifie nullement de piètre qualité, ou dans les manifestations de province moins soumises à la pression des porte-feuilles étrangers. De jeunes foires et manifestations se créént dans beaucoup de villes moyennes d’Europe, elles valent souvent le détour.
Les nouvelles foires dites "abordables" démocratisent l’art contemporain et offrent un vrai choix d’artistes souvent de qualité (il faut trier un peu plus) avec des prix étudiés. Certaines ont un vrai souci d’accompagnement du néophyte en offrant des services de coach, des conférences, des enchères et peuvent présenter de jeunes artistes qu’elles priment.
En conclusion, ce lieu d’achat est avant tout une commodité, qui offre un choix tel qu’il vous permet d’avoir une vue assez complète de la création dans un délai restreint ; si vous avez décidé à priori d’acheter quelque chose, c’est l’idéal. Les prix ne seront pas moins élevés qu’en galerie.
acheter ou vendre aux enchèresen France elles sont organisées par des Société de Ventes Volontaires (SVV) agréées. Mais êtes-vous vendeur ou acheteur ? |
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Vous êtes acheteur ?
Mieux vaut savoir ce que vous voulez acheter : vous aurez donc vu l’exposition le jour précédent et consulté le catalogue, n’est-ce pas ?
Dans les grandes ventes vous déposerez préalablement identité et garantie de paiement (numéro de carte de crédit), dans les petites ventes on vous les demandera dès votre 1er achat ; pourquoi ? Simplement parce que si un lot vous a été adjugé, la loi vous contraint de l’acheter, et oui !
En plus du prix adjugé s’ajoutent les honoraires de l’étude, de 15 à 25% selon les cas, plus une TVA de 3,332% si l’achat convenu ne dépasse pas 100’000 € ; les devises sont converties au moment du paiement.
Vous n’osez pas ? Décontractez-vous : allez d’abord dans une vente à Drouot pour regarder, l’entrée est libre et on ne vous demandera rien ; en vente amusez-vous mentalement à repérer une œuvre et notez son estimation puis jouez le jeu "à blanc", voyez le rituel, repérez les habitués ou professionnels, observez comment ils font, imaginez à quel moment vous vous manifesteriez ; le spectacle est lui-même intéressant.
Vous êtes décidé ? un conseil : n’allez pas trop loin dans le feu de l’action ; fixez-vous une limite intégrant environ 20% de frais & taxes ; la vraie question est : combien ai-je envie de dépenser, au pire ? Question à se poser avant !
Pendant la vente il vous faut être rapide, mais cooooool… ! En face vous aurez d’abord l’étude qui organise la vente et qui, cherchant à satisfaire ses clients vendeurs, pousse au plus haut ; vous aurez aussi des professionnels : galeristes, marchands d’art, acheteurs de fondations et musées : ça peut devenir chaud... c’est la règle ; si cela vous angoisse, achetez autrement, car là encore c’est le plaisir qui doit primer.
Si vous ne pouvez ou ne voulez pas être présent, vous pouvez préalablement à la vente déposer un ordre d’achat assorti d’un chèque ; c’est le commissaire-priseur qui se substituera à vous en faisant savoir au public qu’il détient un ordre de tel montant : si personne ne renchérit, le lot sera à vous ; la difficulté est évidemment d’ajuster le montant de l’ordre.
Le lot est à vous... sauf si ne viennent contrarier votre légitime joie :
> une erreur ou un vice de procédure commise en vente (le commissaire priseur est un officier ministériel, c’est une garantie contre ces cas)
> la révélation d’un faux, ou d’un vol (la vente peut être annulée à posteriori)
> une préemption de l’Etat, annoncée dès adjudication.
Quand payer ? dès la session terminée ; normalement vous devriez avoir un mois pour solder votre dette sous risque de remise en vente, de frais et indemnités ; cela étant, l’étude peut parfois accorder des délais (les professionnels en bénéficient bien, eux).
Quand prendre le lot ? Dès son paiement ; mais si vous êtes emballé par votre achat, lui aussi devra l’être par vous : prévoir le nécessaire pour son transport voire son assurance ; seules les grandes ventes assurent un gardiennage temporaire et une logistique, payante (ou négociable avant).
Vous êtes vendeur ?
Bravo, mais ne croyez pas qu’on peut tout vendre à n’importe quel prix, il y a des modes en art et le marché fluctue : il faut savoir quoi vendre, quand et où. Observez, prenez des conseils (Almanart peut vous aider).
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Compliqué ? Mais non, tout est fait pour vendre ! L’établissement du montant de mise en vente est tactique, le commissaire saura vous conseiller ; il vous faut aussi fixer un "prix de réserve" en dessous duquel la vente peut n’être pas conclue, faute d’amateur ayant enchéri ; il correspond généralement à l’estimation basse ; alors si vous voulez absolument vendre, posez une limite plus basse que l’expertise. |
acheter sur internetIls sont rares les sites de vente spécialisés en art ayant un choix d’oeuvres signées de bon niveau ; souvent c’est du tout venant ; plusieurs vendent surtout des objets dérivés, livres, affiches, estampes. Mais se développent des sites de galeries ou d’artistes avec vente en ligne. Attention aux arnaques, faux et abus et tous genres. |
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Les seuls sites spécialisés dans la vente en ligne d’oeuvres d’art qui fonctionnent bien, hors petites annonces, sont ceux qui pratiquent une formule comme : vendre en ligne ET aussi en cimaise, ce qui vous rassurera visuellement sur votre choix, la qualité et l’authenticité des oeuvres présentées par des professionnels ; la consultation du site vous permet un pré-choix qui évite un déplacement et vous permet de sonder les prix. En cas de doute consultez-nous.
Un véritable marché particulier mais aussi professionnel s’est imposé sur e-bay ou sur artprice, avec des risques assez élevés (voir ci-dessous) et pas mal de déviances : de faux amateurs qui vendent et se voient souvent pris à partie par le fisc (pour activité professionnelle dissimulée), en toute conscience ou non, et des professionnels qui se font passer pour des amateurs par sociétés-écran pour certains... la vie sauvage peut y être présente, par absence de services et conseils spécialisés ; il y a simplement un petit contrôle par notation à posteriori des vendeurs par les clients sur quelques grands site. La encore en cas de doute consultez-nous.
Les avantages de l’achat en ligne sont bien là : chiner, choisir, consulter les prix discrètement, pouvoir en discuter en famille sans pression du vendeur ; et c’est ainsi facile et rapide d’offrir un cadeau culturel.
Les inconvénients sont : le choix d’une oeuvre chère peut difficilement se concrétiser sans la voir réellement, et des faux qui sont mis en circulation.
D’autres arguments sont avancés par ces sites : des prix plus bas (disent-ils), la possibilité d’échange ou de retour (en fait c’est la loi qui l’impose), des possibilités de crédit ou d’étalement, etc (les galeries le font aussi).
Qu’y trouve-t-on ? En règle générale, peu de grands artistes (sauf sous forme de reproductions), pas d’avant-gardistes : la cible commerciale est assez traditionnelle ; mais vous découvrirez de bons créateurs, et parmi eux peut-être quelques grands de demain ; le marché est donc assez concurrent (ou complémentaire) de celui des galeries ou des salons. A vous d’oser ; allez-voir sur internet, ça au moins ce n’est pas cher !
Pour le moment la "vente aux enchères" en ligne est quasi-interdite en France, ce qui est en contradiction avec une partie des directives européennes, ceci est en train d’évoluer un peu.
Un risque : vous découvrez un objet en réel qui ne correspond pas au virtuel imaginé, de par son état, ses dimensions, votre ressenti... D’où l’intérêt des sites locaux ayant leurs galeries. Parade : ces ventes sont soumises à la loi de la VPC (vente par correspondance) qui prévoit le repentir de l’acheteur même sans motif mais dans un délai court ; attention : si vous achetez sur e-bay ou sur artprice vous avez théoriquement une même procédure mais la garantie n’est pas aussi bien assurée puisque les vendeurs peuvent être hors Communauté Européenne et peuvent être des particuliers.
Par ailleurs certains hésitent de confier leur n° de carte à un serveur informatique, bien que des solutions sûres soient apparues comme le prépaiement.
> Les modalités de la vente par correspondance : clic !
En conclusion si vous êtes un amateur d’art peu habitué aux circuits parisiens, si vous ne pouvez vous déplacer en journée, si vous souhaitez rester discret : la vente sur internet est une alternative intéressante et rapide bien que limitée en choix ; elle représente aussi une bonne façon de vous faire une idée sur l’art contemporain "sage" et de connaître ses coûts. Mais soyez trèèèèès prudent !
Almanart a sélectionné des sites internet, dont certains vendent de l’art : voir sites.
acheter dans des magasins d’art |
Le développement est encore timide mais, l’art contemporain devenant à la mode au même titre que le design, les circuits de vente d’art en magasins mixtes s’étendent de la même manière. |
Cela a commencé avec les ventes dans les boutiques de musées ou proches, pour les produits dérivés allant du tee-shirt aux sculptures moulées en résine, mais en passant aussi par des sérigraphies d’oeuvres récentes ; désormais quelques magasins spécialisés en oeuvres contemporaines abordables ont ouvert, ainsi que des petits espaces branchés mixant les livres, la musique, la vidéo (clips comme art) et l’art plastique d’avant-garde. Même un espèce de supermarché a ouvert à Paris, mais plustôt bling-bling et plutôt cher...
Qu’y trouve-t-on ? Avant tout des artistes jeunes ou prometteurs ; la qualité est souvent bonne, avec une proportion élevée d’oeuvres faitess pour s’associer avec l’habitat contemporain ou le design ; ou alors des oeuvres avant-gardistes ou hip, pour les jeunes branchés, et des objets pour faire un petit cadeau.
Un danger réel : on y mixte savamment des oeuvres et des collectors sans valeur et des objets à la mode mais sans espoir ; on y mixte aussi les prix ; bref : ne pas être naïf.
En conclusion il faut être habitué aux circuits "branchés" et aux journaux "cities" pour savoir où aller, mais il est clair que se développe un nouveau marché de l’art, populaire (au sens abordable et non spéculatif), permettant à chacun de suivre la tendance arty actuelle, pour parraitre être à la mode.
Le problème est que les petites galeries, situées entre ces circuits banalisés et les foires qui s’adressent aux collectionneurs, se voient coincées dans un marché plus restreint ; or c’est bien elles qui le plus souvent défendent les artistes... pas ces magasins.
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