comment, où acheter de l’art ?

 

mais d’abord : pourquoi donc acheter une oeuvre d’art ? Les psychologues avancent plusieurs mécanismes :

> s’approprier l’art (savoir-faire, culture) par l’intermédiaire d’un objet
> perpétuer la mémoire d’une émotion, d’une impression (comme par une photo de famille)
> faire entrer chez soi le rêve, l’imaginaire, avec sa liberté
> satisfaire un besoin esthétique, comme façon d’être (l’oeuvre entre dans la décoration)
> compenser un regret de ne pouvoir en faire autant, de n’être pas artiste soi-même
> se faire interpeller, remettre les choses "au carré", par une oeuvre jugée forte
> faire valoir sa propre originalité, son intelligence, voire sa capacité financière...

 

Michelangelo Penso, installation in situ, 2012,
lanières industrielles (courtoisie galerie Pane) clic=zoom
 

actualité de acheter :

pour entrer, vous vous faufilez dans la pelote de lanières violettes qui virevoltent, occupent la totalité du rez de chaussée, se lancent dans l’escalier puis investissent la rampe et le 2è étage, avant de passer par la fenêtre et (il fait froid) bien vite revenir !
Si vous voulez l’acheter, l’artiste vous l’installera chez vous : Galerie Pane
 Michelangelo Penso s’intéresse aux images microscopiques de la biologie génétique ; ici il évoque le Voyage au pays de la quatrième dimension (1912) de Gaston de Pawlowski, qui conte une invasion de bactéries où, pour éviter la contamination, un savant leur donna la taille d’animaux domestiques pour les rendre inoffensifs : une métaphore sur la fragilité de la condition humaine.

 

... ainsi motivé, où allez-vous acheter ?

 

 

> accueil d’Almanart > sommaire de savoir acheter

> réagissez à cet article


 

acheter dans les galeries

Rechercher, découvrir, hésiter, dialoguer avec des gens heureux de partager leur passion, ceci sans plus d’obligation que dans un magasin... : pourquoi se priver de ce petit cérémonial, voie du nécessaire compromis entre les élans du coeur et la rigueur de la raison ?

> voir : comment fonctionne une galerie, quels sont ses apports ?

En compensation de ses services, une galerie prend une marge (brute) de 40 à 60% (50% en moyenne) du prix de vente d’une oeuvre, selon les engagements pris avec ses artistes, le niveau de ses charges (la mise en scène de certaines vidéos ou installations est chère) et selon la probabilité de vendre, qui dépend du succès de l’artiste et de la "rareté" de sa production face à la demande. Les taxes sont incluses dans le prix de vente. Compte-tenu du travail fourni cette marge est normale, et 50% avant frais et charges pour la partie commerciale est une constante de tous commerces

Sans le travail d’une galerie vous n’auriez probablement jamais entendu parler de l’artiste qui vous plait ; sans elle, la notoriété de cet artiste ne pourrait évoluer et sa cote peu de chance d’augmenter. Et le jour où ou vous songerez à revendre une oeuvre ou l’échanger, elle pourra peut-être vous aider. A long-terme il y va de votre intérêt.

C’est un peu cher ? si les conditions le lui permettent, si manifestement vous devez faire un effort financier pour votre coup de coeur, demandez à la galerie de vous aider ; elle pourra vous consentir 5% à 15% de rabais (variable selon le contexte économique) ou vous proposer des paiements échelonnés en 2 ou 3 fois sans frais.
Payer en espèces ni vu ni connu pour un plus fort rabais ? peut-être mais franchement déconseillé ! vous accumulerez les inconvénients cachés : pas d’assurance faute de certificat, aucun recours en cas de vol ou de faux... et si dans 10 ans la cote de l’artiste est haute, votre oeuvre sera plus difficilement vendable parce que non répertoriée...

Soyez attentifs et pas trop naïfs car fixer des prix est une pratique approximative : les artistes émergents sont introduits "au feeling" faute de cote, et ceux des artistes connus varient d’une galerie à l’autre ; exemples vécus : une oeuvre de Lartigue vaut exactement deux fois moins chez X que chez Y ; une galerie "amicale" a bien voulu céder à un ami peu connaisseur une huile au double de son prix "objectif"... ; cas extrêmes et rares car le milieu est plutôt sain, mais nous vous adjurons de connaître un peu les prix, d’avoir un brin de bon sens, de marchander un peu, de vous informer sur les cotes, de consulter un expert, un autre galeriste, une relation compétente , ou adressez-vous à almanart, on pourra vous aider.

Pour repérer les galeries, voir où aller ou consulter notre sélection des expos en cours, classées par quartiers.

En conclusion dans une optique à long terme, l’achat en galerie est le meilleur compromis et le plus souple moyen d’assumer un coup de coeur ; c’est aussi le moyen le plus décontracté car vous avez le temps de réfléchir, et le moyen le plus sympathique par la balade qu’il impose, le plaisir de la découverte, et souvent la qualité du contact humain.


> publi-information <

Envie d’Art, des galeries de proximité

Proximité et qualité, sont les deux clés du succès d’Envie d’Art :
> la qualité qui "fait envie" est celle des oeuvres et celle des artistes
> la proximité est celle de votre galerie de quartier (3 à Paris, Londres)

découvrez en ligne, achetez sur place (ou en ligne) :

> un grand choix d’oeuvres sont en ligne, pour être découvertes
> avec des prix pour tous : de 100 à 10’000€, en moyenne 3000€

   

où sont les galeries Envie d’Art de Paris ?

> venez en voisin fouiller dans les galeries pour vous faire plaisir : au 1er étage une belle exposition et au sous-sol une réserve d’huiles, de photos, de sculptures
> où sont les galeries ?

> notre publi-reportage

 

Elisabeth Lecourt, Tchoutchou, pliage, 750x750

 

acheter dans les foires et salons

Il y a deux types de manifestations :
celles où ce sont des intermédiaires professionnels qui vendent, celles où les artistes vendent directement ; ces deux types de manifestations sont aussi bien nommées "foires" que "salons".
Normalement on ne vend pas dans les salons, mais les deux termes souvent se confondent...

Ce qui diffère est le mode de vente : dans certaines foires ou salons les artistes vendent en direct ; ce sont aussi ceux qui parfois louent une galerie pour être vus ; les artistes consacrés sont toujours représentés par des intermédiaires.
Ce qui ne veut pas dire que les ventes directes soient forcément de moindre qualité, mais elles concernent beaucoup d’artistes émergents non cotés, dont l’un sera peut-être une future valeur ; ce sont deux marchés complémentaires qui, pour vous acheteur, méritent des démarches distinctes : l’une de découverte, l’autre de confirmation.

Il y a 4 publics, mais qui se cotoient peu du fait des horaires d’admission et du nécessaire cloisonnement commercial, de plus en plus sélectif et contrôlé :
> les VIP (Very Important Portefeuilles (sic)) sont ceux qui, réellement, justifient les salons internationaux comme outils commerciaux ; ne vous y trompez pas : sans eux, il n’y aurait ni salon, ni art et vous, acheteur, n’auriez rien à voir... circulez ; parmi eux sont les entreprises mécènes, qui heureusement sont de plus en plus nombreuses en Europe
> les pros de l’art qui font leur business relationnel, plus la presse (journées professionelles ou de presse)
> les acheteurs lambda mais constants, qui se voient invités aux "vernissages publics"
> les journées grand public, payantes.

Avantages d’acheter dans les salons et foires : vous êtes anonyme et décomplexé, vous demanderez facilement un renseignement ou un prix, cela n’engagera à rien (mieux : les anglo-saxons ont, eux, l’obligeance de mettre le prix sur les étiquettes) ; vous aurez un choix vaste, en une tournée de 2-3 heures vous aurez un panorama de la situation de l’art, des idées d’achat concurrentes et ressentirez plus d’indépendance.
Mais il vous faudra accepter quelques sérieux inconvénients : la foule interdit toute sérénité, voire l’observation sereinne des œuvres, la fatigue finit par troubler la fête, les lieux ne sont pas toujours romantiques, la décision d’achat doit être rapide (vous ne reviendrez pas) et vous regretterez peut-être votre impulsivité... ou votre indécision. Les coups de coeur sont bienvenus.

Attention : ces foires exacerbent la mode en cours ; restez attaché à vos convictions, votre goût et votre bon sens ; par exemple la photo est devenue en l’an 2000 un "phénomène de mode" et les prix se sont envolés, pour retomber un peu ensuite. Lors de votre choix posez-vous au moins ces 2 questions :
> quelle notion d’originalité s’applique à l’oeuvre convoitée ?
> son prix est-il normal ou "conjoncturel" (sa cote sera-t-elle stable) ?
Les prix pratiqués sont généralement les mêmes qu’en galerie et vous pourrez négocier 5 à 15%.

Vous êtes passionné, vous êtes patient, curieux, vous avez le temps ?
Allez donc dans les foires de second rang, dites "off", ce qui signifie nullement de piètre qualité, ou dans les manifestations de province moins soumises à la pression des porte-feuilles étrangers. De jeunes foires et manifestations se créént dans beaucoup de villes moyennes d’Europe, elles valent souvent le détour.

Les nouvelles foires dites "abordables" démocratisent l’art contemporain et offrent un vrai choix d’artistes souvent de qualité (il faut trier un peu plus) avec des prix étudiés. Certaines ont un vrai souci d’accompagnement du néophyte en offrant des services de coach, des conférences, des enchères et peuvent présenter de jeunes artistes qu’elles priment.


En conclusion, ce lieu d’achat est avant tout une commodité, qui offre un choix tel qu’il vous permet d’avoir une vue assez complète de la création dans un délai restreint ; si vous avez décidé à priori d’acheter quelque chose, c’est l’idéal. Les prix ne seront pas moins élevés qu’en galerie.

 

 

acheter ou vendre aux enchères

en France elles sont organisées par des Société de Ventes Volontaires (SVV) agréées.
Comment se déroule une vente dans une salle ?
Pas comme ça, rassurez-vous ; il y a de l’empoigne mais c’est plus civil.

Mais êtes-vous vendeur ou acheteur ?
 

 

 

Vous êtes acheteur  ?

Mieux vaut savoir ce que vous voulez acheter : vous aurez donc vu l’exposition le jour précédent et consulté le catalogue, n’est-ce pas ?
Dans les grandes ventes vous déposerez préalablement identité et garantie de paiement (numéro de carte de crédit), dans les petites ventes on vous les demandera dès votre 1er achat ; pourquoi ? Simplement parce que si un lot vous a été adjugé, la loi vous contraint de l’acheter, et ou  !
En plus du prix adjugé s’ajoutent les honoraires de l’étude, de 15 à 25% selon les cas, plus une TVA de 3,332% si l’achat convenu ne dépasse pas 100’000 € ; les devises sont converties au moment du paiement.

Vous n’osez pas ? Décontractez-vous : allez d’abord dans une vente à Drouot pour regarder, l’entrée est libre et on ne vous demandera rien ; en vente amusez-vous mentalement à repérer une œuvre et notez son estimation puis jouez le jeu "à blanc", voyez le rituel, repérez les habitués ou professionnels, observez comment ils font, imaginez à quel moment vous vous manifesteriez ; le spectacle est lui-même intéressant.

Vous êtes décidé ? un conseil : n’allez pas trop loin dans le feu de l’action ; fixez-vous une limite intégrant environ 20% de frais & taxes ; la vraie question est : combien ai-je envie de dépenser, au pire ? Question à se poser avant !
Pendant la vente il vous faut être rapide, mais cooooool… En face vous aurez d’abord l’étude qui organise la vente et qui, cherchant à satisfaire ses clients vendeurs, pousse au plus haut ; vous aurez aussi des professionnels : galeristes, marchands d’art, acheteurs de fondations et musées : ça peut devenir chaud... c’est la règle ; si cela vous angoisse, achetez autrement, car là encore c’est le plaisir qui doit primer.
Si vous ne pouvez ou ne voulez pas être présent, vous pouvez préalablement à la vente déposer un ordre d’achat assorti d’un chèque ; c’est le commissaire-priseur qui se substituera à vous en faisant savoir au public qu’il détient un ordre de tel montant : si personne ne renchérit, le lot sera à vous ; la difficulté est évidemment d’ajuster le montant de l’ordre.

Le lot est à vous... sauf si ne viennent contrarier votre légitime joie :
> une erreur ou un vice de procédure commise en vente (le commissaire priseur est un officier ministériel, c’est une garantie contre ces cas)
> la révélation d’un faux, ou d’un vol (la vente peut être annulée à posteriori)
> une préemption de l’Etat, annoncée dès adjudication.

Quand payer ? dès la session terminée ; normalement vous devriez avoir un mois pour solder votre dette sous risque de remise en vente, de frais et indemnités ; cela étant, l’étude peut parfois accorder des délais (les professionnels en bénéficient bien, eux).

Quand prendre le lot ? Dès son paiement ; mais si vous êtes emballé par votre achat, lui aussi devra l’être par vous : prévoir le nécessaire pour son transport voire son assurance ; seules les grandes ventes assurent un gardiennage temporaire et une logistique, payante (ou négociable avant).

 

 

 Vous êtes vendeur ?
Bravo, mais ne croyez pas qu’on peut tout vendre à n’importe quel prix, il y a des modes en art et le marché fluctue : il faut savoir quoi vendre, quand et où. Observez, prenez des conseils (Almanart peut vous aider).

 

Compliqué ? Mais non, tout est fait pour vendre !
Il vous faudra d’abord montrer l’œuvre à céder à l’étude qui en fera une double expertise : l’authenticité et la valeur, basée si elle existe sur la cote de l’artiste ; vous devrez pour des œuvres de grande valeur montrer le certificat d’achat ou être capable de prouver vos droits de propriétaire ; tout ceci n’est pas nécessaire dans les petites ventes, dites "ventes courantes".

L’établissement du montant de mise en vente est tactique, le commissaire saura vous conseiller ; il vous faut aussi fixer un "prix de réserve" en dessous duquel la vente peut n’être pas conclue, faute d’amateur ayant enchéri ; il correspond généralement à l’estimation basse ; alors si vous voulez absolument vendre, posez une limite plus basse que l’expertise.
Vous pouvez aussi vous mettre d’accord avec l’étude pour qu’elle vous garantisse une somme minimum quelle que soit la vente et, au-dessus, vous conviendrez d’en partager la plus-value. Attention : en cas de mévente sous le prix de réserve, vous devrez dédommager l’étude des "frais de rachat" (environ 3% du prix de réserve).
Rappelez-vous cette vérité : il s’agit de réussir une transaction commerciale et la mise à prix n’a pas valeur d’expertise, mais le prix adjugé contribuera à établir la cote de l’artiste et de l’œuvre. Sachez aussi qu’en vendant de cette façon, vous serez identifié par l’administration fiscale, surtout si vous êtes acteur d’une grande vente, même si la société de vente ne la déclare pas…

Un risque pour l’acheteur par téléphone ou dépôt d’ordre d’achat : que ce que vous découvrez en réel ne corresponde pas à la description, de par l’état, le ressenti envers l’oeuvre, ou le doute sur l’authenticité (certains faux ou pièces bidouillées peuvent être mélangés avec d’authentiques, ce n’est pas rare)... Car dans la profession SVV on trouve de tout : des grands internationaux jusqu’aux petits opérateurs locaux, dont quelques uns sont nichés dans des locaux insalubres, vétustes, qui entassent les oeuvres sans précaution... donc prudence si vous achetez sans voir l’oeuvre avant !

Les grands opérateurs (auctioneers en anglais) tous genres confondus à Paris sont classés par chiffre d’affaires décroissant 2006 : Drouot-Patrimoine (qui est le plus grand regroupement de traders de Drouot) puis Christie’s, Sotheby’s et Artcurial au même niveau, enfin Tajan qui ont tous leurs salles privées, puis Piasa, Pierre Bergé, Beaussant-Lefèvre, CalmelsCohen... qui peuvent opérer à l’Hôtel Drouot ou dans leurs salles privées ; il y a aussi des études en Ile de France, par exemple Osenat à Fontainebleau et Aguttes à Neuilly ; tous opèrent selon le même rituel légal

 

 

 

acheter sur internet

ils sont rares les sites de vente spécialisés en art ayant un choix d’oeuvres signées de bon niveau ; souvent c’est du tout venant ; plusieurs vendent surtout des objets dérivés, livres, affiches, estampes.

Mais se développent des sites de galeries ou d’artistes avec vente en ligne.

Attention aux arnaques, faux et abus et tous genres.
 

 

Les seuls sites spécialisés dans la vente en ligne d’oeuvres d’art qui fonctionnent bien, hors petites annonces, sont ceux qui pratiquent une formule comme : vendre en ligne ET aussi en cimaise, ce qui vous rassurera visuellement sur votre choix, la qualité et l’authenticité des oeuvres présentées par des professionnels ; la consultation du site vous permet un pré-choix qui évite un déplacement et vous permet de sonder les prix. En cas de doute consultez-nous.

Un véritable marché particulier mais aussi professionnel s’est imposé sur e-bay ou sur artprice, avec des risques assez élevés (voir ci-dessous) et pas mal de déviances : de faux amateurs qui vendent et se voient souvent pris à partie par le fisc (pour activité professionnelle dissimulée), en toute conscience ou non, et des professionnels qui se font passer pour des amateurs par sociétés-écran pour certains... la vie sauvage peut y être présente, par absence de services et conseils spécialisés ; il y a simplement un petit contrôle par notation à posteriori des vendeurs par les clients sur quelques grands site. La encore en cas de doute consultez-nous.

Les avantages de l’achat en ligne sont bien là : chiner, choisir, consulter les prix discrètement, pouvoir en discuter en famille sans pression du vendeur ; et c’est ainsi facile et rapide d’offrir un cadeau culturel.
Les inconvénients sont : le choix d’une oeuvre chère peut difficilement se concrétiser sans la voir réellement. D’autres arguments sont avancés par ces sites : des prix plus bas (disent-ils), la possibilité d’échange ou de retour (en fait c’est la loi qui l’impose), des possibilités de crédit ou d’étalement, etc (les galeries le font aussi).

Qu’y trouve-t-on ? En règle générale, peu de grands artistes (sauf sous forme de reproductions), pas d’avant-gardistes ; mais vous découvrirez de bons créateurs, et parmi eux peut-être quelques grands de demain ; le marché est donc assez concurrent (ou complémentaire) de celui des galeries ou des salons. A vous d’oser ; allez-voir sur internet, ça au moins ce n’est pas cher !

Pour le moment la "vente aux enchères" en ligne est quasi-interdite en France, ce qui est en contradiction avec une partie des directives européennes, ceci est en train d’évoluer.

> premier risque : vous découvrez un objet en réel qui ne correspond pas au virtuel imaginé, de par son état, ses dimensions, votre ressenti... D’où l’intérêt des sites locaux ayant leurs galeries. Parade : ces ventes sont soumises à la loi de la VPC (vente par correspondance) qui prévoit le repentir de l’acheteur même sans motif mais dans un délai court. Attention : si vous achetez sur e-bay ou sur artprice vous avez théoriquement une même procédure mais la garantie n’est pas aussi bien assurée puisque les vendeurs peuvent être hors Communauté Européenne et peuvent être des particuliers.
Par ailleurs certains hésitent de confier leur n° de carte à un serveur informatique, bien que des solutions sûres soient apparues comme le prépaiement.
 > Les modalités de la vente par correspondance : clic  !

> deuxième risque : cette oeuvre d’un artiste connu n’est pas chère, quelle belle affaire ! pour les gogos, certainement ; car le nombre de faux qui circulent sur internet est assez alarmant pour susciter une enquête de la brigade anti-fraude en 2012... Sans connaissance ni conseil vous êtes une une vraie proie (ou poire, un anagramme bien tentant)


En conclusion si vous êtes un amateur d’art peu habitué aux circuits parisiens, si vous ne pouvez vous déplacer en journée, si vous souhaitez rester discret : la vente sur internet est une alternative intéressante et rapide bien que limitée en choix ; elle représente aussi une bonne façon de vous faire une idée sur l’art contemporain "sage" et de connaître ses coûts. Mais soyez trèèèèès prudent, c’est le terrain des faussaires et de la bidouille

 

 

voir en ligne et acheter en vrai !

 

qu’est-ce donc que cette formule ?

C’est une combinaison de l’achat en galerie et sur internet.
Un c
oncept relativement récent et si peu d’acteurs y opèrent, c’est avec succès ; la raison s’appelle sécurité !

 

Depuis quelques années cette formule s’est développée ; elle permet de voir les oeuvres en ligne pour les repérer et en effectuer un pré-choix, puis de les acheter dans une vraie galerie où vous pourrez conforter votre choix et vous assurer de sa qualité.
Bien sûr vous pouvez aussi y acheter directement en ligne et vous faire livrer, mais le véritable avantage est de pouvoir scinder en deux votre démarche : choisir tranquillement en connaissant les prix, puis réellement voir les oeuvres pour décider. Cela peut vous vous rassurer et vous conforter, sans devoir demander une liste de prix auprès d’une personne (car "si vous commencez par demander le prix c’est qu’évidemment il est au-dessus de vos moyens !", nous disait un collectionneur malicieux).

Dans cette formule apparemment idéale, peu d’acteurs se sont organisés de cette manière ; plusieurs galeries ont un site qui prévoit la vente en ligne, mais jouer le jeu totalement suppose une logistique et des aménagemements particuliers ; ceux qui réussissent le mieux, y ont ajouté un concept supplémentaire. Nous citerons deux chaînes de ce type de galeries, situées non seulement à Paris, mais ailleurs en France voire en Europe :
 - l’art abordable et d’entrée de gamme, par Carré d’Artistes (voir notre reportage et notre interview), qui organise aussi pour son club des événements (dédicaces, ateliers enfants, visite de la Fiac, thèmes...)
 - la convialité de la proximité, par Envie d’Art.

En conclusion si vous êtes un amateur d’art prudent, ou qui débutez, ou un amateur occasionnel, c’est une formule idéale à condition que vous puissiez venir à la galerie, ce qui suppose une relative proximité.

 

 

acheter dans des magasins d’art

le développement est encore timide mais, l’art contemporain devenant à la mode au même titre que le design, les circuits de vente d’art en magasins mixtes s’étendent de la même manière.

Ce sont souvent des magasin tendance qui mélangent art, design, gadgets, fashion et propose des séries du type collectors.

 

Cela a commencé avec les ventes dans les boutiques de musées ou proches, pour les produits dérivés allant du tee-shirt aux sculptures moulées en résine, mais en passant aussi par des sérigraphies d’oeuvres récentes ; désormais quelques magasins spécialisés en oeuvres contemporaines abordables ont ouvert, ainsi que des petits espaces branchés mixant les livres, la musique, la vidéo (clips comme art) et l’art plastique d’avant-garde. Même une espèce de supermarché a ouvert à la Défense et à Paris, mais plutôt bling-bling et plutôt cher...

Qu’y trouve-t-on ? Avant tout des artistes jeunes ; la qualité est parfois bonne, parfois exécrable, avec une proportion élevée d’oeuvres faites pour s’associer avec l’habitat contemporain ou le design ; ou alors des oeuvres avant-gardistes ou hip, pour les jeunes branchés, et des objets pour faire un petit cadeau.

Un danger réel : on y mixte savamment des oeuvres et des collectors sans valeur et des objets à la mode mais sans espoir d’être mutée en oeuvre d’art ; attention : on y mixte aussi les prix, ne soyez pas naïf !

En conclusion il faut être habitué aux circuits "branchés" et aux journaux "cities" pour savoir où aller, mais il est clair que se développe un nouveau marché proche de l’art, populaire (au sens abordable et non spéculatif), permettant à chacun de suivre la tendance arty actuelle, pour parraitre être à la mode.
Le problème est que ces magasins défendent rarement les artistes...

 

 

acheter directement à l’artiste


pratiquée continûment cette démarche mono-culture n’est pas propice à vous ouvrir l’esprit ; et si vous voulez valoriser votre collection, c’est toujours risqué de mettre tous ses oeufs dans le même panier.
Mais il y a des avantages :

> 1er cas : vous connaissez l’artiste qui est un voisin, un ami ou qui vous est présenté ; c’est une solution de facilité pour ceux qui ne souhaitent pas courir les galeries ou les ventes, qui ne savent pas bien ou ne veulent pas chercher. Si l’oeuvre plait, pourquoi pas et c’est peut-être une sage façon de commencer à côtoyer le milieu des collectionneurs, même à petite échelle

> 2ème cas : vous soutenez un artiste que vous connaissez bien ? C’est une démarche personnelle des plus estimables

> 3ème cas : vous participez à une "journée porte ouverte" organisée dans un quartier, par une association d’artistes..., excellente occasion de balade-découverte, offrant de voircomment travaillent les artistes (mais ils auront fait de l’ordre et ne seront pas en activité). Attention, il y aura du meilleur et pas mal de pire ! Ayez aussi assez de caractère pour entrer, discuter, et repartir sans achat. Mais le connaisseur en quête d’auteur sauront, avec un peu de chance, faire une découverte

> 4ème cas : l’artiste vend en direct dans une foire : ce cas est traité ci-après ; ses prix tiendront compte des frais qu’il aura eus, d’inscription, de location de surface voire de transport.

Dans tous les cas demandez un certificat (en cas de vol, etc).

En conclusion l’achat direct est une solution de facilité valable dans une situation particulière, moins chère qu’en galerie ou en salon ; mais elle ne concerne pas non plus le même marché, pas celui du haut de gamme. Si votre achat est un acte unique, pas de regret. Si c’est un soutien d’artiste : bravo ! Sinon, ce n’est pas une voie systématique raisonnable.
Lorsqu’elle est le moyen de court-circuiter galeries et salons, nous désapprouvons cette démarche déviante, car elle suppose que celui qui la pratique contacte discrètement l’artiste et que celui-ci joue ce même jeu. Le risque est fort pour les deux acteurs.
A savoir : certains artistes honnêtes, s’ils vendent en direct bien qu’étant lié à une galerie (même sans contrat), reversent spontanément un pourcentage à leur galerie ; c’est sain.

 

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Vous êtes amateur, collectionneur ?
Almanart peut vous guider et vous aider :
voyez nos services !
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Où sont les quartiers d'art ?

 le "Juin d’Art Saint-Germain-des-Prés" :

la fête de ses 100 galeries d’art moderne, contemporain, tribal et design

jeudi 23 mai + ouvert dimanche 26 !


c’est la Fête de la peinture dans l’Eure !

dimanche 2 juin, sur 150 lieux : ateliers, fresques, démos, expos, portes ouvertes....

en savoir plus - programme


tableaux de Petits Maîtres

... en vente chez les Atamanes, et des multiples de Grands Maîtres

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des services personnalisés pour les artistes et pour les collectionneurs !

 

(Paul Klee, artiste)
l’art doit rendre visible l’invisible

 

(Boris Vian, écrivain)
"Je ne sais pas ce qui est beau mais je sais ce que j’aime et je trouve ça amplement suffisant"

 

(Martin Berthenod, conservateur)
dire que tout est bon dans l’art contemporain serait aussi bête et naïf que dire que tout y est mauvais

 

(Daniel Buren, artiste)
si le public pense que ceci n’est pas une oeuvre d’art (de moi), alors je peux même être d’accord

 

(Peter Knapp, peintre et photographe)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Jean-Luc Godard, cinéaste)
la culture c’est la règle, l’art c’est l’exception

 

(Tom Newman, artiste)
l’art contemporain est à notre époque ce qu’était le rock’n’roll aux années 60

 

(Serge Poliakoff, artiste)
100 Mona Lisa valent mieux qu’une Andy Warhol

 

(Marc et Josée Gensollen, collectionneurs)
Duchamp a changé notre regard, a consolidé notre conviction : c’est l’idée qui compte

 

(Pablo Picasso, artiste)
dans chaque enfant il y a un artiste, le problème est de savoir comment le rester en grandissant

 

(Pierre Reverdy, poète surréaliste)
on pourrait découvrir quelques rapports cachés entre l’art et la lâcheté, une certaine déviation d’avidités plus naturelles

 

(André Malraux, écrivain)
l’art est un anti-destin

 

(Friedrich Nietzsche, philosophe)
nous avons l’art afin de ne pas périr de la vérité

 

(Henri Matisse, artiste)
je crois en Dieu quand je travaille

 

(Jean-Marie Le Clèzio, écrivain)
on saura peut-être un jour qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine

 

(Gérard Garouste, artiste)
peindre est une pratique symbolique

 

(Mark Rothko, artiste)
comment peindre après l’holocauste et après Hiroshima ?

 

(André Parinaud, critique)
la nouveauté et l’imaginaire sont les valeurs même de l’expression artistique

 

(Salvador Dalí, artiste)
oh ! si je n’avais pas peur de peindre

 

(Joan Jonas, artiste)
je ne vois pas de différence majeure entre un poème, une sculpture, un film ou une danse

 

(Robert Rauschenberg, artiste)
un tableau se rapproche du monde réel s’il est réalisé avec des éléments de ce monde

 

(Alain Dominique Perrin, collectionneur)
je trouve que l’on a fabriqué en France, depuis Malraux, un clergé culturel

 

(Serge Poliakoff, artiste)
l’abstraction, c’est une espèce d’idéalisme de quelque chose qui n’existe pas

 

(Christian Lacroix, couturier)
quand j’achète de l’art je suis comme les chasseurs préhistoriques qui chassaient pour s’accaparer la force de l’autre

 

(Claude Viallat, artiste)
toute la peinture contemporaine est dans Lascaut

 

(Gérard Fromanger, artiste)
l’artiste est comme un sismographe, le pinceau étant l’aiguille de l’électrocardiogramme

 

(Asger Jorn, artiste)
l’art est une dépense d’énergie sans but précis

 

(Peter Knapp, artiste)
la peinture c’est comme le piano, il faut en faire tous les jours

 

(Barnett Newman, artiste)
le premier homme était artiste

 

(Francis Bacon, artiste)
l’art est devenu un jeu avec lequel l’homme se distinct

 

(Valerio Adami, artiste)
je vois que l’art est l’envie de toucher le divin

 

(Daniel Abadie, historien de l’art)
pour le spectateur le tableau reste un objet, pour le peintre il est le lieu d’une action

 

(Aurélie Nemours, artiste)
ce qui est avant la forme, c’est le rythme dont la vie est le secret

 

(Andy Warhol, artiste)
vous voulez tout savoir sur moi ? Regardez la surface de mes tableaux, il n’y a rien derrière

 

(Van Gogh, artiste)
jamais de jaune sans bleu ! (parlant de son art des couleurs complémentaires)

 

(Charles Dreyfus, artiste)
l’art se nique !

 

(Guy Marchand alias Nestor Burma, comédien)
à côté des marchands d’art, les marchands de canons ressemblent à des bouquetières

 

(Marcel Duchamp, artiste)
c’est le regardeur qui fait le tableau

 

(Pius Knüsel, directeur de Pro Helvetia)
un art crédible est un meilleur investissement qu’un art étatique

 

(Fernand Léger, artiste)
un peintre ne devrait pas chercher à reproduire une belle chose, mais faire en sorte que sa peinture soit une belle chose

 

(Jimmie Durham, artiste)
je n’ignore pas que certains pensent que l’art doit être pur, mais la pureté m’ennuie

 

(Alexia Fabre, historienne de l’art)
on est presque toujours vierge face à la création contemporaine

 

(John Armleder, artiste)
si je n ’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place

 

(Richard Leydier, critique)
ce qui a mon sens a tué la peinture abstraite : le bavardage

 

(Henri Rousseau à Pablo Picasso, artistes)
nous sommes les deux plus grands peintres, moi dans le genre moderne, toi dans le genre aztèque

 

(Richard Hamilton, artiste)
pop art is : Popular (designed for mass audience),
Transient (short-term solution),
Expendable (easily forgotten),
Low cost, Mass produced,
Young (aimed at youth),
Witty, Sexy, Gimmicky, Glamorous,
Big business !

(Skki, graffitiste des rues)
l’art rend l’argent plus intelligent

 

(François Pinault, collectionneur, mécène)
vous ne possedez pas l’art, c’est l’art qui vous possède

(Karl Marx, humoriste sinistre)
l’art est un marteau pour construire la réalité

(Leonardo DiCaprio, acteur)
l’art contemporain m’est une source d’inspiration, car il est énigmatique et non dogmatique

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est un outil, un outil pour me confronter à la réalité

 

(Stephane Corréard, curateur)
il est vrai qu’on n’est pas diplômé de l’art, on le devient

 

(Claude Monet, artiste)
je dois peut-être aux fleurs d’avoir été peintre

 

(Max Jacob, écrivain)
l’art est un jeu, tant pis pour celui qui s’en fait un devoir

 

(Valerio Adami, artiste)
l’art est l’envie et le désir de toucher le divin

 

(John Armleder, artiste)
il n’y a pas de mission magique : si je n’avais pas fait ce que j’ai fait, quelqu’un d’autre l’aurait fait

 

(Pizzi Cannella, artiste)
la solitude est la condition de l’oeuvre

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
l’art est devenu une des dernière valeur spirituelle de notre société

 

 

(Hector Obalk, critique)
beaucoup trop d’émissions TV parlent de l’art en supposant que vous soyez déjà convaincus

 

(Aurélie Nemours, artiste)
l’oeuvre contient cette discipline spirituelle que la langue serait bien en peine de définir

 

 (Gilles Fuchs, collectionneur)
un pays qui ne soutient pas ses artistes est un pays qui meurt

 

(Jean-Pierre Luauté, psychiatre)
la recherche frénétique de l’objet peut conduire à son entassement et le goût de l’ordre se muer en une obsession du classement

 

(Louis Pons, artiste)
j’ai encore craché un tableau comme un noyau !

 

(Paul-Louis Courier de Méré, pamphlétaire, 1772-1825)
ce que l’Etat encourage languit, ce qu’il protège meurt

 

(Fabrice Hergott, historien de l’art)
ce qui compte dans l’art, c’est l’esprit, pas le support

 

(Picasso, artiste)
J’ai tout raté, j’aurai dû être Van Gogh !

 

(Alain Finkelkraut, philosophe)
nous avons besoin d’oeuvres pour dire ce qu’il en est des choses et de nous-mêmes

 

(Miguel Chevalier, artiste)
l’art numérique, pour développer un univers qui n’a pas encore été mis en place

 

(Bernard Buffet)
la peinture, on n’en parle pas, on ne l’analyse pas, on la sent"

 

(Arman, artiste)
je suis un metteur en scène d’objets

 

(Erik Dietman, artiste)
dessiner est une manière de penser

 

(Victor Vasarely, artiste)
l’art est à la portée de tous, si on le montre

 

(Tony Oursler, artiste)
aujourd’hui le simulacre est aussi réel que le reste

 

 

Léon Bloy, écrivain, 1846-1917)
quand le Bourgeois, retiré des affaires, a marié sa dernière fille, il encourage les beaux-arts

 

(Alain Séchas, artiste)
des chats et des martiens, il y en a partout : c’est pour ça que je les dessine

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
dans l’art, l’impossible l’emporte sur le possible

 

(Honoré de Balzac, écrivain)
penser, c’est voir

 

(John Giorno, artiste)
chacun est une déception totale

 

(James Ensor, artiste)
je crois que comme peintre, je suis inclassable

 

(Pierre Soulages, artiste)
pour un peintre, les problèmes qui se posent ... naissent de l’oeuvre elle-même

 

(Gérard Fromanger, artiste)
si vous n’aimez pas l’art contemporain, n’en dégoûtez pas les autres

 

(Pierre et Gilles, artistes)
l’art signifie changer les moralités

 

(Henri Matisse, artiste)
Il est indispensable que l’artiste réduise sa vie au minimum

 

(Pablo Picasso, artiste)
tout ce qui peut être imaginé est réel

 

(Christian Lucas, comédien)
l’art est à l’opposé du dogmatisme (religieux)

 

(Thomas Hirsschorn, artiste)
l’art est aussi un mouvement de résistance

 

(Georges Brassens, poète)
trompettes de la renommée, vous êtes bien mal embouchées !

 

(Andrée Putman, designeuse)
les choses ne bougent que si l’on rêve

 

(Georges Pompidou, collectionneur, mécène)
l’art est l’épée de l’Archange, il faut qu’elle nous transperce

 

(Jean-Luc Monterosso, historien d’art, spécialiste de la photo)
la vidéo c’est comme la photo : une écriture de lumière

 

(Nietzsche, philosophe)
l’art, la beauté, c’est ce qui désespère et console



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