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Tentons de répondre à quelques fâcheuses questions : où acheter, comment, le prix est-il trop élevé, me fais-je trop influencer ? Afin de jouir de cet authentique plaisir : acquérir une oeuvre, plutôt qu’un anonyme bibelot de luxe.
Pourquoi achètons-nous une oeuvre ? Plusieurs mécanismes psychologiques semblent jouer :
> nous approprier l’art (savoir-faire, culture) par l’intermédiaire d’un objet
> perpétuer notre mémoire d’une émotion, d’une impression (comme par une photo de famille)
> faire entrer chez nous le rêve, l’imaginaire, avec sa liberté
> satisfaire un besoin esthétique, comme façon d’être (l’oeuvre entre dans la décoration)
> compenser un regret de ne pouvoir en faire autant, de n’être pas artiste nous-mêmes
> nous faire interpeller, remettre les choses "au carré", par une oeuvre jugée forte
> faire valoir notre propre originalité, notre intelligence, voire notre capacité financière
> et vous, quelles sont vos motivations
?
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acheter dans les galeriesRechercher, découvrir, hésiter, dialoguer avec des gens heureux de partager leur passion, ceci sans plus d’obligation que dans un magasin... |
En compensation de ses services, une galerie prend une marge (brute) de 30 à 60% (50% en moyenne) du prix de vente d’une oeuvre, selon les engagements pris avec ses artistes, le niveau de ses charges (la mise en scène de certaines vidéos ou installations est chère) et selon la probabilité de vendre, qui dépend du succès de l’artiste et de la "rareté" de sa production face à la demande. Les taxes sont inclues au prix de vente.
Payer en espèces ni vu ni connu pour un plus fort rabais ? Possible parfois, mais pas franchement conseillé ! Comme pour les artisans à domicile, la taxe ne vaut pas le risque et vous accumulerez les inconvénients cachés : pas d’assurance faute de certificat, aucun recours en cas de vol ou de faux... et si dans 10 ans la cotes de l’artiste sera haute, votre oeuvre sera plus difficilement vendable...
Mais si les conditions le lui permettent, si manifestement vous devez faire un effort financier pour votre coup de coeur, demandez à la galerie de vous aider ; elle pourra vous consentir 5% à 10% de rabais (variable selon le contexte économique) ou vous proposer des paiements échelonnés en 2 ou 3 fois sans frais.
Compte-tenu du travail d’une galerie sachez sa marge reste raisonnable ; c’est la même pratique dans beaucoup de métiers ; sans elle vous n’auriez probablement jamais entendu parler de l’artiste qui vous plait ; sans elle, la notoriété de votre artiste ne peut évoluer et sa cote peu de chance d’augmenter. Et quand vous voudrez revendre une oeuvre ou l’échanger chez elle, elle pourra peut-être vous aider. A long-terme il y va de votre intérêt.
Soyez attentifs et pas trop naïfs car fixer des prix est une pratique approximative : les artistes émergents sont introduits "au feeling" faute de cote, et ceux des artistes connus varient d’une galerie à l’autre ; exemples : une oeuvre de Lartigue vaut exactement deux fois moins chez X que chez Y ; une galerie "amicale" a bien voulu cédé à un ami peu connaisseur une huile à un prix double qu’il aurait fallu... ; cas extrêmes et rares car le milieu est plutôt sain, mais nous vous adjurons de connaître un peu les prix, d’avoir un brin de bon sens, de marchander un peu, de vous informer sur les cotes, de consulter un expert, un autre galeriste, une relation connaisseuse, ou alors adressez-vous à nous, on pourra probablement vous aider.
Pour repérer les galeries, voir où aller ou consulter notre sélection des expos en cours, classées par quartiers ou par date de fin.
En conclusion dans une optique à long terme, l’achat en galerie est le meilleur compromis et le plus souple moyen d’assumer un coup de coeur ; c’est aussi le moyen le plus décontracté car vous avez le temps de réfléchir, et le moyen le plus sympathique par la balade qu’il impose, le plaisir de la découverte, et souvent la qualité du contact humain.
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1er cas : vous connaissez l’artiste qui est un voisin, un ami ou qui vous est présenté ; c’est une solution de facilité pour ceux qui ne souhaitent pas courir les galeries ou les ventes, qui ne savent pas bien ou ne veulent pas chercher. Si l’oeuvre plait, pourquoi pas et c’est peut-être une sage façon de commencer à côtoyer le milieu des collectionneurs, même à petite échelle.
2ème cas : vous soutenez un artiste que vous connaissez bien ? C’est une démarche personnelle des plus estimables.
3ème cas : vous participez à une "journée porte ouverte" organisée dans un quartier, par une association d’artistes..., excellente occasion de balade-découverte, offrant de voircomment travaillent les artistes (mais ils auront fait de l’ordre et ne seront pas en activité). Attention : il y aura du meilleur et pas mal du pire ; car les artistes déjà très occupés et n’ayant pas le couteau sous la gorge n’ouvriront pas nécessairement leurs portes ; certains seront sous contrat et ne vendront pas, donc n’ouvriront pas. Et vous aurez aussi assez de caractère pour entrer, discuter, et repartir sans achat. Mais le connaisseur et le professionnel en quête d’auteur sauront, avec un peu de chance, faire une véritable découverte.
4ème cas : l’artiste vend en direct dans une foire : ce cas est traité ci-dessous ; ses prix tiendront compte des frais qu’il aura eu d’inscription, de location de surface voire de transport.
Dans tous les cas la précaution à prendre, que vous payez en liquide ou non, est de demander un certificat (en cas de vol, etc) ; et tout de même demandez aussi quel est le prix en galerie et celui qu’on vous propose : il doit être environ 30% moins cher.
En conclusion sauf cas particulier, l’achat direct est une solution de facilité valable dans une situation particulière, moins chère qu’en galerie ou en salon ; mais elle ne concerne pas non plus le même marché, en tout cas pas celui du haut de gamme. Si votre achat est un acte unique, pas de regret. Si c’est un soutien d’artiste : bravo ! Sinon, ce n’est pas une voie systématique raisonnable.
Lorsqu’elle est le moyen de court-circuiter galeries et salons, nous désapprouvons cette démarche déviante, car elle suppose que celui qui la pratique contacte discrètement l’artiste et que celui-ci joue ce même jeu. Le risque est fort pour les deux acteurs.
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Ce qui diffère est le mode de vente ; dans certaines foires ou salons les artistes vendent en direct ; ce sont aussi ceux qui parfois louent une galerie pour être vus ; les artistes consacrés sont toujours représentés par des intermédiaires.
Ce qui ne veut pas dire que les ventes directes sont forcément de basse qualité, car elles concernent beaucoup de jeunes artistes émergents non cotés, dont l’un sera peut-être une future valeur : ce sont deux marchés complémentaires qui, de la part de vous acheteurs, méritent des démarches distinctes : l’une de découverte, l’autre de confirmation. Et les prix évidemment sont très différents, au minimum d’un facteur 10.
Il y a 4 publics qui ne se cotoyent presque pas du fait des horaires d’admission et du nécessaire cloisonnement commercial :
> les pros qui font leur business avant les autres, plus la presse
> les VIP (Very Important Portefeuilles ( !)) sont ceux qui, réellement, justifient les salons internationaux comme outils commerciaux ; ne vous y trompez pas : sans eux, il n’y aurait ni salon, ni art ou presque et vous, petit acheteur, n’aurez rien à voir circulez ; parmi eux sont les entreprises mécènes, qui fort heureusement, augmentent actuellement en France
> les acheteurs lambda (vous et nous) mais constants, qui se voient invités aux vernissages
> le grand public qui, nous l’espérons pour l’art, aura un jour un rôle dans les autres catégories.
Avantages d’acheter dans les salons et foires : vous êtes anonyme et décomplexé, vous demanderez facilement un renseignement ou un prix, cela n’engagera à rien (mieux : les anglo-saxons ont, eux, l’obligeance de mettre le prix sur les étiquettes) ; en une tournée de 2-3 heures vous aurez un panorama de la situation de l’art, des idées d’achat concurrentes et ressentirez plus d’indépendance.
Mais il vous faudra accepter quelques sérieux inconvénients : la foule interdit toute sérénité, voire l’observation des œuvres, la fatigue finit par troubler la fête, les lieux ne sont pas toujours romantiques (bof, la porte de Versailles…), la décision d’achat doit être rapide (vous ne reviendrez pas) et vous regretterez peut-être votre impulsivité.
Attention : ces foires parfois exacerbent la mode en cours ; restez attaché à vos convictions, votre goût et votre bon sens ; par exemple la photo est devenue en 2000 un "phénomènes de mode" et a vu ses prix s’envoler, puis retomber ensuite. Lors de votre choix (que nous ne nous permettons pas de discuter) posez-vous au moins ces 2 questions :
quelle notion d’originalité s’applique à l’oeuvre convoitée ?
son prix est-il normal ou "conjoncturel" (sa cote sera-t-elle stable, à long-terme) ?
Les prix pratiqués sont généralement les mêmes qu’en galerie ; vous pourrez de temps à autre négocier (5 à 15%).
Vous êtes passionné, vous êtes patient, curieux, vous avez le temps ?
Allez donc dans les foires de second rangs, ce qui signifie nullement de piètre qualité, ou dans les manifestations de province moins soumises à la pression des porte-feuilles étrangers. De jeunes foires et manifestations se créé dans beaucoup de villes, d’autres en Ile de France pour des artistes émergents ; elles valent souvent le détour.
En conclusion, ce lieu d’achat est avant tout une commodité, permettant d’avoir une vue assez complète dans un délai restreint ; si vous avez décidé à priori d’acheter quelque chose, c’est l’idéal. Mais les prix ne seront pas moins élevés, certainement pas dans les salons, pas toujours dans les foires.
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acheter ou vendre aux enchèresComment se déroule une vente dans une salle ? Pas comme ça, rassurez-vous ; il y a de l’empoigne mais c’est plus civil. Mais êtes-vous vendeur ou acheteur ? |
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en France elles sont organisée obligatoiremement par des Société de Ventes Volontaires (SVV) agréées.
Vous êtes acheteur ?
Mieux vaut savoir ce que vous voulez acheter : vous l’aurez vu à l’exposition le jour précédent, vous aurez consulté le catalogue, n’est-ce pas ?
Dans les grandes ventes vous déposerez préalablement identité et garantie de paiement (numéro de carte de crédit), dans les petites ventes on vous les demandera dès votre 1er achat ; pourquoi ? Simplement parce que si un lot vous a été adjugé, la loi vous contraint de l’acheter, et oui !
En plus du prix adjugé s’ajoutent les honoraires de l’étude, de 15 à 20% selon les cas, plus une TVA de 3,332% si l’achat convenu ne dépasse pas 100’000 € ; les devises sont converties au moment du paiement.
Vous n’osez pas ? Décontractez-vous, allez d’abord dans une vente à Drouot pour regardez, l’entrée est libre et on ne vous demandera rien ; le jour précédent visitez l’exposition, consultez le catalogue ; en vente amusez-vous mentalement à repérer une œuvre et notez son estimation puis jouez le jeu "à blanc" : voyez le rituel, repérez les habitués ou professionnels, observez comment ils font, imaginez à quel moment vous vous manifesteriez ; le spectacle est lui-même intéressant.
Un conseil : n’allez pas trop loin dans le feu de l’action ; fixez-vous une limite comprenant environ 20% de frais & taxes ; la vraie question est : combien ai-je envie de dépenser, au pire ? Question à se poser avant !
Pendant la vente il vous faut être rapide, mais cooooool… ! En face vous aurez d’abord l’étude qui organise la vente et qui, cherchant à satisfaire ses clients vendeurs, pousse au plus haut ; vous aurez aussi des professionnels : galeristes, marchands d’art, acheteurs de fondations et musées : ça peut devenir chaud... c’est la règle et si cela vous angoisse, achetez autrement, car là encore c’est le plaisir qui doit primer.
Si vous ne pouvez ou ne voulez pas être présent, vous pouvez préalablement à la vente déposer un ordre d’achat assortit d’un chèque ; c’est le commissaire-priseur qui se substituera à vous en faisant savoir au public qu’il détient un ordre de tel montant : si personne ne renchérit le lot sera à vous ; la difficulté est évidemment d’ajuster le montant de l’ordre.
Le lot est à vous... sauf si ne viennent contrarier votre légitime joie :
une erreur ou un vice de procédure commise en vente (le commissaire priseur est un officier ministériel, c’est une garantie contre ces cas)
la révélation d’un faux, ou d’un vol
une préemption par l’Etat, annoncée dès adjudication.
Quand payer ? Dès la session terminée, mais la nouvelle loi n’est pas très claire là-dessus et la jurisprudence devra la préciser ; normalement vous devriez avoir un mois pour solder votre dette sous risque de remise en vente, de frais et indemnités ; cela étant, l’étude peut parfois accorder des délais (les professionnels en bénéficient bien, eux).
Quand prendre le lot ? Dès son paiement ; mais si vous êtes emballé par votre achat, lui aussi devra l’être par vous : prévoir le nécessaire pour son transport voire son assurance ; seules les grandes ventes assurent un gardiennage temporaire et une logistique (payante).
Quelle incidence fiscale ? Les œuvres d’art n’entrent pas dans l’ISF.
Vous êtes vendeur ?
Bravo, mais ne croyez pas qu’on peut tout vendre à n’importe quel prix, il y a des modes
en art et le marché fluctue : il faut savoir quoi vendre, quand et où. Observez, prenez des conseils (Almanart peut aussi vous aider, joignez-nous).
| Compliqué ? Mais non, tout est fait pour vendre ! Il vous faudra d’abord montrer l’œuvre à céder à l’étude qui en fera une double expertise : l’authenticité et la valeur, basée si elle existe sur la cote de l’artiste ; vous devrez pour des œuvres de grande valeur montrer le certificat d’achat ou être capable de prouver vos droits de propriétaire ; tout ceci n’est pas nécessaire dans les "petites" ventes, dites "ventes courantes". L’établissement du montant de mise en vente est tactique, le commissaire saura vous conseiller ; il vous faut aussi fixer un "prix de réserve" en dessous duquel la vente peut n’être pas conclue, faute d’amateur ayant enchéri ; il correspond généralement à l’estimation basse ; alors si vous voulez absolument vendre, posez une limite plus basse que l’expertise. Vous pouvez aussi vous mettre d’accord avec l’étude pour qu’elle vous garantisse une somme minimum quelle que soit la vente et, au-dessus, vous conviendrez d’en partager la plus-value. Attention : en cas de mévente sous le prix de réserve, vous devrez dédommager l’étude des "frais de rachat" (environ 3% du prix de réserve). Rappelez-vous cette vérité : il s’agit de réussir une transaction commerciale et la mise à prix n’a pas valeur d’expertise ; mais le prix adjugé contribuera à établir la cote de l’artiste et de l’œuvre. Sachez aussi qu’en vendant de cette façon, vous serez identifié par l’administration fiscale, surtout si vous êtes acteur d’une grande vente… Un risque pour l’acheteur par téléphone ou dépôt d’ordre d’achat : que ce que vous découvrez en réel ne corresponde pas à la description, de par l’état, le ressenti envers l’oeuvre, ou le doute sur l’authenticité (certains faux ou pièces bidouillées peuvent être mélangés avec d’authentiques, ce n’est pas rare)... Car dans la profession des acteurs SVV on trouve de tout : des grands internationaux jusqu’aux petits opérateurs locaux, dont quelques uns sont nichés dans des locaux insalubres, vétustes, qui entassent les oeuvres sans précaution... précaution : n’achetez jamais sans voir l’oeuvre avant ! Les grands opérateurs (auctioneers en anglais) d’art tous genres confondus à Paris sont, classés par chiffre d’affaires décroissant 2004 : Drouot-Patrimoine (qui est le plus grand regroupement de traders de Drouot) puis Christie’s, Tajan, Sotheby’s, Artcurial, qui ont tous leurs salles privées, puis Piasa, Pierre Bergé, Beaussant-Lefèvre, CalmelsCohen... qui peuvent opérer à l’Hôtel Drouot ou dans leurs salles privées ; il y a aussi des études en Ile de France, par exemple Osenat à Fontainebleau et Aguttes à Neuilly ; tous opèrent selon le même rituel légal. |
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Deux sites français importants sont spécialisés dans la vente en ligne d’oeuvres d’art (d’autres ont disparus), avec une formule astucieuse : voir et vendre en ligne, mais aussi voir en cimaise, ce qui vous rassurera sur votre choix ; ainsi la consultation du site permet-elle un pré-choix vous évitant un déplacement et vous permettant de sonder les prix
> Envie d’Art vend des oeuvres originales (tableaux, estampes, sculptures...) d’artistes accomplis et parfois de futures vedettes ; c’est une véritable galerie qui accompagne ses artistes ; deux lieux : à côté de la rue de Messine quartier Champs-Elysées/Matignon et à côté de la place Victor-Hugo
> Artup-Deco propose des oeuvres plus abordables (50 à 1500 €) d’une qualité remarquable avec un choix abondant ; c’est une excellente formule pour démarrer ; l’exposition a lieu dans le quartier Daumesnil (Viaduc des Arts) et au magasin Printemps-Hausmann.
Un véritable marché particulier mais aussi professionnel s’est imposé sur e-bay, avec des risques assez élevés (voir ci-dessous) et pas mal de déviances : de faux amateurs qui font du chiffre et se voient souvent pris à parti par le fisc (pour activité professionnelle dissimulée), en étant conscient ou pas, et des professionnels qui se font passer pour des amateurs (une grosse proportion !) par sociétés-écran pour certains... Comme e-bay n’est pas spécialisé en art, la vie sauvage y est présente, par absence de services et conseils spécialisés et par ; il y a simplement un contrôle par notation à posteriori des vendeurs par les clients.
Le site spécialisé en art artprice.com, qui est français et n°1 mondial sur les cotations, s’est ouvert assez récemment au marché des petites anonces, avec un succès immédiat et massif ; il offre en plus quantité de services (boutique, estimation...) payants (mais accessibles) de sorte qu’il couvre un marché plus sérieux et mieux sécurisé.
C’est entre e-bay et artprice le choix traditionnel sur le web du "bon-marché-mais-risqué" et du "plus-cher-mais-avec-service" ; à vous de voir...
Mais les avantages de l’achat en ligne sont bien là : chiner, choisir, consulter les prix discrètement, pouvoir en discuter en famille sans pression du vendeur ; et c’est ainsi facile et rapide d’offrir un cadeau culturel.
L’inconvénient bien sûr est que le choix d’une oeuvre chère peut difficilement se concrétiser sans la voir réellement.
D’autres arguments sont avancés par ces sites : des prix plus bas (disent-ils), la possibilité d’échange ou de retour (en fait c’est la loi qui le veut), des possibilités de crédit ou d’étalement, etc (les galeries le font aussi). Ne pas perdre de vue que, de toutes façons, il faudra bien se déplacer pour se faire livrer (sauf si le hasard fait que vous soyez chez vous à ce moment...).
Qu’y trouve-t-on ? En règle générale, ni les grands artistes (sauf sous forme de reproductions), ni les avant-gardistes : la cible commerciale est assez traditionnelle ; mais vous découvrirez de bons créateurs, et parmi eux peut-être quelques grands de demain ; le marché est donc assez concurrent du marché des galeries ou des salons. A vous d’oser ; allez-voir sur internet, ça au moins ce n’est pas cher !
Pour le moment la "vente aux enchères" en ligne est quasi-interdite en France, ce qui est en contradiction avec une partie des directives européennes, mais qui ne sont pas encore stabilisées (notamment la directive dite "Bolkestein" sur les services) ; donc les choses vont forcément évoluer.
Un risque : que ce que vous découvrez en réel ne corresponde pas au virtuel imaginé, de par l’état, les dimensions, le ressenti envers l’oeuvre... D’où l’intérêt des sites locaux ayant leurs galeries. Parade : ces ventes sont soumises à la loi de la VPC (vente par correspondance) qui prévoit le repentir de l’acheteur même sans motif mais dans un délai court ; attention : si vous achetez sur e-bay ou sur artprice vous avez théoriquement une même procédure mais la garantie n’est pas aussi bien assurée puisque les vendeurs peuvent être hors Communauté Européenne et peuvent être des particuliers.
Par ailleurs certains hésitent de confier leur n° de carte à un serveur informatique, bien que des solutions sûres soient apparues comme le prépaiement.
> Les modalités de la vente par correspondance : clic !
En conclusion si vous êtes un amateur d’art peu habitué aux circuits parisiens, si vous ne pouvez vous déplacer en journée, si vous souhaitez rester discret : la vente sur internet est une alternative intéressante et rapide bien que limitée en choix ; elle représente aussi une bonne façon de vous faire une idée sur l’art contemporain "sage" et de connaître ses coûts.
Almanart a sélectionné des sites internet, dont certains vendent de l’art : voir sites.
| Le développement est encore timide mais, l’art contemporain devenant à la mode au même titre que le design, les circuits de vente d’art s’étendent de la même manière. |
Cela a commencé avec les ventes dans les boutiques de musées ou proches, pour les produits dérivés allant du tee-shirt aux sculptures moulées en résine, mais en passant aussi par des sérigraphies d’oeuvres récentes ; désormais un ou deux magasins spécialisés en oeuvres contemporaines abordables ont ouverts, ainsi que des petits espaces branchés mixant les livres, la musique, la vidéo (clips comme art) et l’art plastique d’avant-garde ; enfin un grand magasin, les Galeries Lafayette, a ouvert un petit espace dédié à l’art plastique contemporain (tantôt comme mécène, tantôt avec la complicité de Baz’art).
Qu’y trouve-t-on ? Avant tout des artistes jeunes ou prometteurs ; la qualité est généralement bonne, voire excellente, avec une proportion élevées d’oeuvres se mariant avec l’habitat contemporain ou design ; ou alors des oeuvres avant-gardistes ou hip, pour les jeunes branchés.
En conclusion il faut être habitué aux circuits parisiens et aux journaux "cities" pour savoir où aller, mais il est clair que se développe un nouveau marché de l’art, populaire (au sens abordable et non spéculatif), permettant à tous de suivre la tendance arty actuelle.
Le problème est que les petites galeries, situées entre ces circuits banalisés et les foires s’adressant aux collectionneurs, se voient coincées à un marché plus restreint ; or c’est bien elles qui le plus souvent défendent les artistes...
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